Choisir en fonction de ses responsabilités et aimer ses choix, sa vie .


Si le temps partiel choisi est une fantastique opportunité pour concilier vie familiale et vie professionnelle, il n’en demeure pas moins un facteur d’épuisement, de frustration et de culpabilité, si on ne prend pas garde aux dérives qu’il peut générer.

(extraits de l'article d'Aleteia - 29 juin 2018 - Mathilde de Robien)

Au travail, ajuster sa charge de travail

Même si ce n’est pas toujours évident, qu’il y a des urgences et des impératifs, il semble indispensable d’ajuster de manière raisonnable, en accord avec sa hiérarchie, sa charge de travail par rapport à son temps de présence dans l’entreprise. Il faudra sans doute apprendre à dire non et à remettre au lendemain le dossier qui n’est pas brûlant, dans le but, non pas d’en faire moins, mais de préserver un juste rapport au travail et à sa rémunération, pour une vision à long terme.

À la maison, lâcher-prise et s’organiser

 Une solution, pour ne pas craquer et envoyer tout promener dès le premier mois : lâcher prise sur certaines corvées non vitales et optimiser son temps pour dégager des vrais moments de qualité, pour soi, et avec ses enfants, si telle est la raison du choix du mi-temps.

Arrêter de culpabiliser, facile à dire ?

Il y a toujours de bonnes raisons pour culpabiliser. À temps partiel, la culpabilité peut être multiple, certes. Mais à temps plein ? Elle pointerait du doigt le fait de ne pas offrir une entière disponibilité à ses enfants et à son conjoint. Et au foyer ? Elle soulignerait la non mise à profit de son diplôme ou la dépendance financière. Comment arrêter de culpabiliser ? Très simplement en se remémorant les réflexions qui ont conduit à choisir le temps partiel, en se répétant quelles sont ses priorités et ses sources d’épanouissement personnel, et en ajustant, si nécessaire, son mode de fonctionnement s’il est en décalage avec ses désirs initiaux. Par exemple, si j’ai opté pour un mi-temps pour passer du temps avec mes enfants mais que finalement, j’ai la sensation de ne pas les voir, alors je dois modifier mes habitudes.  

Et c’est à ce moment-là seulement, lorsque j’aurai unifié mes désirs avec la réalité, que j’arrêterai de me sentir coupable.