Les résumés du colloque "Le défi des femmes aujourd'hui. Femmes et foyer le bon choix au bon moment" du 14 octobre 2017 par Valérie de Minvielle*

Véronique d'Estaintot  Véronique d'ESTAINTOT - 

Mère de quatre enfants, diplômée de l’ESSEC et de l’Université de Chicago (PhD psychologie de la décision), Véronique d’Estaintot accompagne les jeunes dans la construction de leurs projets personnels et professionnels. Elle a créé Au fil de vos choix  en juin 2017 afin d’élargir cet accompagnement à toute personne ayant vécu des interruptions dans son parcours professionnel ou désireuse de se réorienter. Elle est également co-fondatrice de Parents & Talents.
La décision : une approche pluridisciplinaire des processus de choix, De Boeck, 2005


Véronique d’Estaintot nous arrête sur cette phrase que beaucoup de femmes disent pour expliquer leur situation de femme au foyer : « j’ai arrêté de travailler ».
Elle met l’accent avec nous sur l’idée d’abandon que cette phrase induit : « je ne travaille plus » veut dire « j’ai abandonné une activité qui me plaisait peut-être, j’ai laissé tomber un revenu financier, un statut social, une source de reconnaissance de mes pairs etc.. ».
Les expériences en psychologie de la décision ont permis de démontrer que nous prenons les décisions en regard du gain ou de la perte qui y sont associées. Et on a plus fortement tendance à vouloir éviter une perte qu’à gagner quelque chose. Si vous devez subir une opération, le chirurgien peut dire : « 90% des gens qui ont subi cette opération s’en sortent très bien », ou alors « 10% des gens qui ont subi cette opération s’en sortent très mal ». L’information est la même, mais il y a de fortes chances pour que votre décision soit différente selon qu’on vous dise la première ou la deuxième formulation.
L’impact psychologique de la perte est en effet bien supérieur à celui d’un gain. Véronique d’Estaintot nous engage donc à réfléchir à d’autres formulations, pour parler de nos choix, qui valorisent ce qu’on y gagne : « je veux prendre le temps de me poser pour définir mes priorités », « je choisis pour quelques années d’accompagner mes enfants au plus près » etc…
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* Valérie de Minvielle, est psychologue clinicienne. Après 20 ans d’expérience en psychologie clinique et art-thérapie, elle a fondé en 2015 « ma juste place », une méthode d’accompagnement personnalisé pour les femmes qui veulent trouver leur équilibre et se sentir à leur juste place dans leur vie de couple, en tant que mère, et dans leur vie professionnelle et sociale. Valérie anime également des formations à la connaissance de soi dans plusieurs instituts de formation et établissements scolaires, en France et en Belgique.