Il a été le premier à dire OUI à notre colloque, il est celui dont la réflexion profonde et le support nous ont donné l'envie et le courage de nous lancer dans l'aventure.


Les résumés du colloque "le défi des femmes aujourd'hui. Femmes et foyer, le bon choix au bon moment" du 14 oct. 2017 par Valérie de Minvielle *

 François-Xavier BELLAMY


François-Xavier Bellamy nous entraîne dans sa réflexion philosophique sur le masculin et le féminin.

Pour lui, notre société vit une crise de l’altérité. Nous voulons/croyons être ouverts à la différence mais nous n’y avons jamais été aussi fermés qu’à l’époque actuelle. Car notre société voit dans la différence de l’inégalité.

La théorie du genre s’appuie sur le fait que la différence entre les hommes et les femmes a servi de fondement à la structuration de la société, en y imprimant une hiérarchie entre hommes et femmes.
La théorie du genre voudrait donc que la différence des sexes soit aussi « inoffensive », aussi légère qu’une différence de couleur de cheveux.
On voudrait devenir indifférents aux différences. Déconstruire ce qu’il y a de Culturel dans la différence des genres.

Posons-nous la question : celle élaboration culturelle du masculin et du féminin, qui prend des formes différentes dans chaque pays, dans chaque région, ne vient-elle pas de quelque chose qui précède toute expérience humaine ? (et qui nous échapperait ?)
Car il faut bien savoir quoi faire de cette différence des sexes.
N’est-ce pas le défi d’une vie que de savoir ce que peut signifier d’être une femme par rapport à un homme et vice-versa ? Ces termes de « femme » et « homme » n’existent d’ailleurs que dans leur rapport l’un à l’autre. On est femme devant les hommes et homme devant les femmes. 
L’un définit l’autre.

Alors quel est ce donné naturel sur lequel se greffe l’acquis culturel plus ou moins habile dont on habille le féminin et le masculin dans chaque culture ?
Le mot mère a pour étymologie la « matière ». La mère, c’est celle qui donne chair à l’enfant. C’est elle qui donne corps à l’espèce humaine. Le mot père a pour étymologie « pâte ». Le père, c’est celui qui apporte la nourriture au foyer.
(...)
Le féminisme qui décrit les hommes comme des salauds et les femmes comme des victimes est une impasse. Que les femmes se donnent pour norme le stéréotype masculin est une impasse.

Aujourd’hui, c’est au moment où une femme accède aux postes à pouvoir, et qu’elle collectionne les attributs masculins les plus « machos » qu’on considère qu’elle a réussi ? Il ne faut pas que les femmes deviennent des hommes comme les autres.

L’altérité est une condition de toute vie humaine : un homme seul n’est qu’une partie de l’humanité.
Une femme seule également. C’est parce que nous ne sommes pas tout que nous pouvons recevoir des autres, que nous pouvons être féconds.

Alors la question est bien : comment mieux révéler la nature dans la culture ? Comment assumer chacun sa singularité ? Comment conserver cette différence que constitue le féminin ? Que peut-elle avoir de significatif, cette différence ?


* Valérie de Minvielle, est psychologue clinicienne. Après 20 ans d’expérience en psychologie clinique et art-thérapie, elle a fondé en 2015 « ma juste place », une méthode d’accompagnement personnalisé pour les femmes qui veulent trouver leur équilibre et se sentir à leur juste place dans leur vie de couple, en tant que mère, et dans leur vie professionnelle et sociale. Valérie anime également des formations à la connaissance de soi dans plusieurs instituts de formation et établissements scolaires, en France et en Belgique.