Entendu hier 1er août sur RMC: "Oui cette année je pars en vacances toute seule, sans mon fils parce que toute l' année se lever tôt, le réveiller, le petit déjeuner, c'est un travail à plein temps, après aller travailler, c’est épuisant, donc cette année je pars sans lui, j’ai besoin de souffler. "



Nous avons définitivement pris une autre option et nos enfants sont notre plus grand bonheur. Les accompagner dans leur croissance tout au long de l’année avec l’appui de mon mari, pour moi. Faire bouillir la marmite en travaillant dur, pour ce qui l’intéresse et qui est utile, avec mon aide, pour lui.
Et être tous ensemble en vacances pour découvrir de nouveaux horizons… conditions vraiment difficiles ou pas, tout est là pour une vie riche, remplie et merveilleuse.
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On part en vacances… en Grèce
Après notre première expérience de voyage en famille à travers le sud de la France, avec notre nouveau petit transporteur, notre destination suivante, deux ans plus tard a été la Grèce. Une occasion inouïe nous est donnée de loger pendant 5 jours dans une villa de rêve au bord du golfe Saint Nicolas avant de passer de camping en camping pour découvrir le Péloponnèse. Pour arriver jusque là-bas, la route est longue et nous avons décidé de traverser l’adriatique en Ferry pour gagner du temps et nous reposer.
Lorsque j’avais réservé, aidée par la personne qui s’occupait des billets, nous avions opté pour la solution la moins chère à savoir une cabine de 4 et une cabine de 3, notre petit transporteur considéré comme un camping-car étant censé abriter nos deux derniers passagers pour la nuit. Nous deux et les sept enfants, cela faisait le compte. Les cabines bien entendu étaient à l’étage le moins cher. 
 Cela ne me satisfaisait pas pleinement, je ne voyais pas bien qui pourrait dormir dans la voiture. La personne m’ayant dit que de toute manière, s’il n’était pas possible d’y dormir, il y avait toujours des transats sur le pont ou des fauteuils dans les salons, l’économie était telle que j’avais fini par dire oui.
Tout compris, la traversée durait en gros 24 heures. Nous embarquons à Ancône. De la terre, le ferry parait énorme, nous sommes impressionnés.
Une fois dans le bateau, ma grande peur est de perdre les enfants. Notre dernière, Marguerite n’a pas encore 5 ans et notre aînée en aura 17 pendant le voyage. Tout ce petit monde n’est pas bien vieux. 
Nous nous dirigeons vers l’accueil et là, première surprise. Nous sommes accueillis par une dame charmante qui nous annonce avec un grand sourire : « Le bateau n’est pas plein. La direction a choisi de vous surclasser, nous vous donnons donc deux cabines de 4, luxe, avec salle de bain et WC. Et nous mettons à votre disposition un matelas pour votre petite fille afin de compléter le nombre de couchettes. Les deux cabines sont voisines et sur le pont supérieur, bien sûr». 
 Quel cadeau, nous sommes éblouis. Qu’elle gentillesse aussi, c’est fou, et tout notre voyage en Grèce va être comme ça. Que des bonnes surprises, partout notre famille attire les sourires et l’envie de nous connaître. 
Je fais répéter consciencieusement aux plus jeunes nos noms, les n° des cabines et celui du couloir. Mais très vite, je me rends compte qu’ils s’y retrouvent très bien dans ce dédale de ponts et de coursives.
De toute manière avec le soleil qu’il fait et la mer qui nous entoure, une seule chose les intéresse : la piscine située tout en haut du bateau et au bord duquel se prélassent quelques personnes. Le ferry est loin d’être plein, c’est vrai qu’à l’époque, la guerre du golfe bien que touchant à sa fin, n’incitait pas aux voyages dans ces régions-là. Beaucoup de gens avaient annulé leurs séjours, en Grèce en particulier. 
En tout cas, pour nous, cette traversée que j’avais considérée comme une partie indispensable mais sans grand intérêt du voyage est devenu un grand, un très grand souvenir… Une vraie croisière de luxe. Des enfants fous de joie, de quoi se reposer pour les parents, après une année bien fatigante. Que du bonheur !
Décidément, comme dit la chanson, « la vie est belle pour ceux qui s’aiment ». Je rajouterais… et qui aiment les enfants… 

B. Jacquelin
"Petit manuel de la femme au foyer" éd. Le Centurion 2017 - 9€90