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Les «pensées suicidaires» de plus en plus fréquentes chez les jeunes en détresse.
  05/05/2017 Agence AFP

Selon SOS Amitié, le nombre d’appels de détresse où sont évoquées «des pensées suicidaires» a augmenté de 20% en 2016, notamment chez les moins de 25 ans.
SOS Amitié tire la sonnette d’alarme. L’an passé, «15.900 appels pensées suicidaires» sont parvenus à cette plateforme d’écoute multimédia d’appels de détresse, anonyme et bénévole, soit une hausse de 20% par rapport à 2015. 
«Après une diminution constante de 2007 à 2013, le nombre d’appels est reparti à la hausse depuis 2013, de façon continue et de manière préoccupante», ajoute SOS Amitié.
Si 91% des appelants sont âgés de 25 à 65 ans, 

 «les appels évoquant le suicide ont davantage augmenté chez les jeunes de moins de 25 ans»,

  selon SOS Amitié, qui a récemment établi des partenariats avec les réseaux sociaux pour permettre à plus de personnes d’évoquer leur mal-être via des messageries en ligne. 
Mais «face à une demande d’écoute en croissance et à l’explosion d’internet», «les écoutants ne sont plus assez nombreux et ne peuvent répondre qu’à 45% des appels adressés», déplore-t-elle.

Beaucoup d’appels nocturnes
La solitude, les addictions et les pulsions suicidaires sont les premiers motifs d’appels, qui ont davantage lieu la nuit que le jour. Difficultés au travail, chômage, problèmes de logement ou finances sont également de plus en plus souvent cités et «ne sont pas étrangers à la montée de l’angoisse», souligne encore l’association. 

SOS Amitié a reçu 663.000 appels en 2016. Les conversations ont duré en moyenne 19 minutes. En France, près de 10.500 personnes meurent chaque année par suicide, 
 première cause de mortalité chez les 25-34 ans et deuxième chez les 15-24 ans, rappelle l’association.
Le Figaro