Les familles ont besoin d'un environnement favorable...



... Mais il n’y a pas que le point de vue financier, les familles ont besoin d’un environnement favorable. 

L’éducation, notamment à la sexualité et au respect de l’autre, est quotidiennement battue en brèche, notamment sur les chaînes du service public, par des images, des attitudes ou des propos graveleux, sans conséquences pour un adulte normal, mais qui peuvent s’avérer destructeurs pour un adolescent qui se cherche. 
Le taux de suicide chez les jeunes est là pour témoigner de cette fragilité et de ce dramatique mal être.

Dans une société au consumérisme triomphant, il est indispensable de conserver des temps collectifs où la consommation et la production sont entre parenthèses, pour préserver la vie familiale, personnelle, associative et spirituelle. 
A cette aune, la généralisation de l’ouverture des grandes surfaces et centres commerciaux, en soirée et le dimanche, est un élément supplémentaire de déstructuration des familles. 
Il ne faut pas s’étonner de voir baisser le pourcentage de jeunes issus des classes populaires accédant aux grandes écoles, quand personne n’est à la maison pour vérifier les devoirs et faire réciter les leçons. Tout le monde, loin s’en faut, ne peut rémunérer un répétiteur.


La question qui se pose aujourd’hui est simple : voulons-nous favoriser le lieu premier d’accueil, d’épanouissement, d’amour, d’apprentissage de la gratuité qui s’appelle la famille ? 
 Choisissons-nous le repli sur soi, l’hyper individualisme, l’adoration du Veau d’Or, ou l’accueil de la vie ?

Claudine Cardot