Etes-vous convaincue?




Travail : mon enfant me fait culpabiliser, que faire ?
Par Lucile Quillet | Le 17 novembre 2016
Au moment de le confier à la crèche ou de partir en voyage d'affaires, ses deux petits yeux vitreux vous arrachent le cœur. Une coach vous donne des solutions.
Que vous soyez dirigeante ou employée, chaque fois, c'est la même chose : aussitôt avez-vous dit au revoir à votre enfant chéri que ses deux bras se lèvent mécaniquement vers vous, sa lèvre inférieure se retrousse et ses yeux s'emplissent de larmes. Un vrai crève-cœur. Vous avez peut-être un rendez-vous professionnel, des horaires à rallonge ou un séminaire de trois jours devant vous, qu'importe. Là, tout de suite, vous avez surtout l'impression qu'à force de vouloir "tout avoir", vous faites une mauvaise mère. Prenez donc un Kleenex, mouchez-vous et stoppez les violons. Oui, vous pouvez être une excellente mère, tout en travaillant. Non, votre enfant ne va pas souffrir de votre absence. Comment ? En vous débarrassant de cette culpabilité qui vous ronge autant qu'elle nuit à votre enfant.

Misez sur la qualité des moments
Arrive ce soir où, après une journée infernale au bureau, vous récupérez votre fille chez une camarade dont la mère est à temps plein au foyer. « Elle est venue nous chercher à l'école puis elle a fait un gâteau trop bon », vous raconte votre progéniture, avant de tirer le coup fatal : « Pourquoi tu ne fais pas ça, toi, Maman ? »
« Il ne faut surtout pas entrer dans la justification, la comparaison et la jalousie, prévient Carole Laubry. Valorisez le fait que votre fille ait pu profiter de cette femme. Et assumez votre position en répondant : "J'ai fait d'autres choix. Moi, je m'amuse beaucoup au travail, c'est important aussi". (...) L'important est d'être pleinement avec lui durant vos moments ».

Faites un point avec le personnel encadrant
Tout allait bien entre votre carrière, votre enfant et vous jusqu'à ce que sa maîtresse d'école s'en mêle . Le jour où vous avez pu vous libérer pour lui faire la surprise de venir le chercher, elle vous a accueillie avec : « On vous voit enfin ! Vous avez de la chance que Georgio ne vous en veuille pas ! Vous avez l'air très absente... »
« On peut lui répondre : "C'est un jugement de valeur et je vous demande de garder cela pour vous", conseille Carole Laubry. Si elle remarque des choses anormales au sujet de votre enfant, c'est son devoir de vous le dire, mais pas devant l'enfant. »

Inquiétez-vous si les pleurs continuent
Si à chaque fois que vous partez en voyage d'affaires, votre enfant fait des crises d'angoisse, inquiétez-vous. « Peut-être que son problème ne vous concerne pas : il peut faire face à du harcèlement, de la phobie scolaire, au manque d'amis, suggére Carole Laubry. Il faut passer des moments de qualité avec lui, en confiance et dans le dialogue, pour détecter un problème. Sinon, vous pouvez aussi faire appel à un psychiatre. Avant tout, le rôle d'un parent est d'assurer la protection et la sécurité de l'enfant. »