Car il y en a aussi assez...




 ... "Car il y en a aussi assez de considérer les mères de familles nombreuses au foyer comme des dilettantes sans emploi à l’aune de cette culture libertaire soixante-huitarde qui veut libérer la femme de tout ce qui fait la noblesse de son état ! 

Les « femmes sans profession », elles sont chauffeur, cuisinières, éducatrices, couturières, livreur, infirmières, banquières et, quand elles sont en plus épouses de parlementaires, elles sont le relais de leur mari en continu sur le terrain. 

Elles méritent à tel point d’être rémunérées que la Cour de Cassation a elle-même instauré une jurisprudence il y a vingt ans dite de « la prestation compensatoire », considérant que quand l’épouse ne travaille pas, alors qu’elle aurait les moyens de le faire, pour, d’un commun accord avec son conjoint, s’occuper des enfants et de l’intendance familiale, on peut estimer que la moitié de la rémunération du mari revient de droit à son épouse. Cette jurisprudence s’applique notamment lors de la succession du mari, qui permet à sa veuve de conserver la moitié des sommes figurant sur les comptes de la communauté, hors succession.

François-Xavier Serraz