Les "millenials", portrait sombre de la génération Z

Autocentrée, impatiente, déconcentrée, accro aux réseaux sociaux : portrait d'une génération qui n'arrive plus à trouver sa place en entreprise.

Le portrait est un peu effrayant. Comme si la génération Z était déjà perdue. Le regard que pose Simon Sinek sur les individus nés après 1994 est dur, mais il se veut constructif. La vidéo dans laquelle il intervient a été vue 30 millions de fois, un record sachant qu'elle dure 15 minutes. Une longueur rarement plébiscitée sur les réseaux sociaux qui, cette fois, semblent unanimes sur la qualité du discours.
L'homme, qui a écrit plusieurs ouvrages sur le management, commence par évoquer les « millenials » en ces termes : narcissiques, déconcentrés, paresseux, impatients et égocentriques..., entre autres. À première vue, ils sont dénués de qualités. La faute à des parents, qui, selon Simon Sinek, ont inculqué à leurs enfants qu'ils étaient « spéciaux », à défaut de leur apprendre la valeur du travail ou du dépassement de soi-même, par exemple.
Résultat, continue l'orateur, la génération Z ne parvient pas à s'épanouir dans le monde du travail. Elle est comme inadaptée, traversée par des désirs irréalistes qui, dans le pire des cas, nourrissent une insatisfaction chronique.
« Souvent je demande à des jeunes diplômés brillants comment se passe leur premier boulot et ils me disent qu’ils pensent démissionner. Quand je leur demande pourquoi, ils me répondent que leur travail ne leur permet pas d’avoir une réelle influence sur la société. Mais cela fait 8 mois qu’ils sont dans leur boîte ! »
Gratification instantanée. Les « millenials » n'auraient pas la patience pour mener à bien des projets au long terme. Un défaut qui, d'après Simon Sinek, est imputable aux managers actuels, trop souvent enfermés dans une vision court-termiste et superficielle. Mais cette critique s'étend aussi aux réseaux sociaux où il est désormais possible d'obtenir une approbation virtuelle en quelques clics.
Le spécialiste est sans équivoque : cette nouvelle drogue – puisqu'il a été prouvé qu'un « like » sur Facebook  déclenche de la dopamine dans notre cerveau autant qu'une cigarette – a déformé le rapport des individus les uns aux autres. La génération Z, hyper connectée, serait devenue incapable de construire des relations solides, trop habituée à « swapper » sur Tinder ou à « unfollower » les personnes sur Twitter . Les échanges se déroulent de loin, derrière un écran, à travers des notifications.
De petites notifications qui ont pris trop d'importance. Au point d'influer sur l'estime et la confiance en soi des utilisateurs, suspendus aux réactions de leur communauté en ligne. Ainsi il a été prouvé que les utilisateurs excessifs de Facebook sont plus susceptibles d'être dépressifs que les autres. Pour y remédier, Simon Sinek propose donc de se déconnecter. D'apprendre à se séparer de son portable le temps d'un restaurant entre amis. Le temps de se réveiller le matin. Le temps de réfléchir. Plutôt que d'occuper artificiellement son esprit, accepter de se laisser à nouveau envahir par le vide, pour, éventuellement, faire jaillir des idées novatrices. C'est, rappelle-t-il, l'assurance de progresser tout au long de la vie.

voir la vidéo:

Les millennials : portrait sombre d'une nouvelle génération - Le Point

www.lepoint.fr › Vidéos
30 déc. 2016 - Retrouvez la vidéo "Les millennials : portrait sombre d'une nouvelle génération" sur Le Point ... Comme si la génération Z était déjà perdue.