Déduire des impôts les aides à son enfant adulte dans le besoin




Il est assez naturel, en tant que parent, de venir en aide à son enfant lorsque celui-ci est dans le 
besoin. Mais une telle situation peut vous mettre en difficulté financière. Cependant, sachez que sous certaines conditions, vous pouvez bénéficier d’une réduction fiscale, et ce même si votre enfant est majeur.
Lorsque votre enfant est mineur, vous pouvez le déclarer au moment de remplir votre avis d’imposition et bénéficier d’une demi-part fiscale. Mais il peut arriver que, même après sa majorité, vous continuiez à subvenir à ses besoins, par exemple durant une période de chômage ou en cas de poursuite d’études longues. Si vous lui versez une pension alimentaire, celle-ci pourra être déduite de vos revenus à condition que :
  • votre enfant dispose de son propre foyer fiscal (il ne doit donc pas être rattaché au votre),
  • la pension ne dépasse pas un certain plafond.
Le montant du plafond peut varier selon votre situation familiale et celle de votre enfant, mais sachez que dans la majorité des cas il est fixé à 5 732 €, par enfant, pour la déclaration d’impôt de 2016 sur les revenus de 2015. Il existe toutefois quelques cas particuliers qui permettent d’augmenter le montant qui peut être déclaré, et donc la réduction fiscale dont vous pouvez bénéficier.
Les cas particuliers
Dans le cas où votre enfant dispose de son propre logement, pour pouvoir déduire des impôts les sommes que vous lui versez, il faut impérativement que vous subveniez seul à ses besoins. Autrement dit, il ne doit pas recevoir d’aide de la part de votre ex-conjoint si vous êtes séparés, ni de ses beaux-parents s’il est marié ou pacsé. Le plafond passe alors à 11 464 €, qu’il soit célibataire ou non et ce montant est encore une fois valable pour chaque enfant. Cela signifie que si vous aidez deux enfants dans cette situation, le plafond double et passe ainsi à 22 928 €.
Si en revanche il habite sous votre toit, vous pourrez déduire de vos revenus les dépenses liées à l’hébergement et à la nourriture pour un montant forfaitaire fixé à 3 407 € par enfant. Ce plafond peut être doublé s’il est marié ou pacsé. Néanmoins, si vous n’avez hébergé votre enfant que durant une partie de l’année, le montant du plafond sera calculé au prorata du nombre de mois pendant lesquels il était hébergé chez vous, sachant que tout mois commencé est comptabilisé.
La déclaration de revenus
Sachez également que vis-à-vis de l’administration fiscale, votre enfant doit obligatoirement déclarer la pension alimentaire perçue. Celle-ci s’ajoute d’ailleurs à d’éventuels revenus complémentaires, comme un petit travail à mi-temps. Ainsi, selon les montants déclarés il peut se retrouver à devoir payer des impôts. A vous de voir alors ce qui est le plus avantageux.
Concernant votre déclaration de revenus, ce sont les services des impôts qui calculent l’abattement et la réduction fiscale correspondante, en fonction de ce que vous déclarez. Vous devez donc inscrire vos revenus dans la case correspondante, comme vous le faites habituellement. Inscrivez ensuite le montant de la pension alimentaire dans la colonne :
  • 6GI : pour le premier enfant,
  • 6GJ : pour le deuxième,
  • 6EL et 6EM : pour les autres.
Pensez également à conserver tous les justificatifs permettant de prouver les montants déclarés. Il peut s’agir de bordereaux de remise de chèques, d’ordres de virements bancaires, mais aussi de tout document attestant d’une dépense ponctuelle, comme le justificatif d’inscription à l’université ou la facture d’une carte de transport.
BNP Le Mag -
19 janvier 2017