Une enfance plus simple pourrait protéger nos petits contre les troubles psychiques - la suite -




(...) Le poids du trop-plein
Au début de sa carrière, Kim John Payne a été bénévole dans des camps de réfugiés où les enfants souffraient de stress post-traumatique. Il les décrit comme "nerveux, prompts à sursauter et hypervigilants, se méfiant de tout ce qui est nouveau ou inhabituel."
Des années plus tard, quand il travaillait en libéral en Angleterre, il a reconnu chez de nombreux enfants issus de familles aisées les mêmes tendances comportementales que chez ceux qui vivaient en zone de guerre. Pourquoi ces enfants, qui vivaient dans une parfaite sécurité, présentaient-ils des troubles similaires?
Les enfants d'aujourd'hui sont exposés à des informations en flux continu, qu'ils sont incapables de gérer ou de rationnaliser.
Même si leur intégrité physique était assurée, ils évoluaient mentalement dans une sorte de zone de guerre, explique-t-il.
"Conscients des peurs, des désirs, des ambitions et de la vie effrénée de leurs parents, les enfants s'efforçaient de se bâtir leur territoire, leur espace protégé, par le biais de comportements qui, au final, ne leur étaient pas bénéfiques."

Atteints de "stress cumulatif" en raison de ce trop-plein, les enfants créent leurs propres stratégies d'ajustement afin de se donner un sentiment de sécurité. Les parents, comme la société, sont conscients de la nécessité de protéger physiquement leurs enfants, mais ont du mal à savoir comment préserver leur santé mentale.
Les enfants d'aujourd'hui sont exposés à des informations en flux continu, qu'ils sont incapables de gérer ou de rationnaliser. Placés dans des rôles d'adultes et soumis à des attentes plus importantes, ils grandissent de plus en plus vite. Ils s'attachent donc aux aspects de leur vie qu'ils sont en mesure de contrôler.

Les quatre grands piliers de l'excès
Tout naturellement, en tant que parents, nous voulons offrir à nos enfants le meilleur pour bien démarrer dans la vie. Nous considérons que si un peu, c'est bien, alors plus, c'est forcément mieux. Ce qui n'est pas nécessairement le cas.
Nous les inscrivons donc à une multitude d'activités, remplissons leurs chambres de livres, d'appareils et de jouets éducatifs, du sol au plafond (un enfant occidental possède en moyenne plus de 150 jouets!). Devant une telle quantité de choses, les enfants sont aveuglés et submergés par la variété des choix.
Ils jouent de manière superficielle au lieu de se plonger dans leurs activités et de se perdre dans leur imagination débordante.
Simplicity Parenting vous encourage à acquérir moins de jouets afin que les enfants se consacrent pleinement à ceux qu'ils ont déjà. Payne définit ainsi les quatre grands piliers de l'excès: trop d'affaires, trop de choix, trop d'informations et trop de rapidité.
Quand ils se sentent submergés, ils perdent les précieux moments de loisir dont ils ont besoin pour explorer, réfléchir et évacuer la tension. Un excès de choix compromet le bonheur, car il réduit les moments d'ennui qui stimulent la créativité et l'apprentissage autonome.

... à suivre

Cet article, publié à l'origine sur raisedgood.com et repris sur le Huffington Post canadien, a été traduit par Guillemette Allard-Bares pour Fast for Word. Vous pouvez aussi retrouver Tracy sur Facebook et Instagram.