Après l'Assemblée Nationale, le Sénat vote le délit d'entrave numérique à l'avortement

Et pourtant... de Yannick Moreau député de Vendée:

"Le risque est avéré de porter une atteinte disproportionnée et excessive à la liberté d'expression. Ce texte est contraire à la déclaration des droits de l'Homme, et donc à notre Constitution. Pour la ministre Laurence Rossignol, on a éventuellement le droit de ne pas être d'accord à propos de l'avortement, mais on n'a pas le droit de le dire. Nous sommes face à un risque avéré de délit d'opinion. C'est un glissement potentiellement totalitaire. Il n'est plus possible d'émettre une opinion contraire au politiquement correct sur le sujet de l'IVG. Pendant le débat à l'Assemblée, j'ai rappelé à Laurence Rossignol que la loi Veil se voulait dissuasive.
Or, à aucun moment, dans la bouche du gouvernement ou de la majorité, on entend un message de prévention, d'information et de dissuasion du recours à l'IVG. Le gouvernement est au contraire plongé dans une idéologie qui ne dit pas son nom. Cette extension du délit d'entrave ne repose sur rien en réalité, car la liberté des femmes de recourir ou non à une IVG n'est pas aujourd'hui entravée. Les chiffres parlent d'eux-mêmes, avec 220 000 IVG par an en France, contre 100 000 en Allemagne.