Enqête de l’Inserm et le centre IVG Clotilde Vautier, à Nantes



L’IVG médicamenteuse très douloureuse pour une femme sur quatre
Mis à jour le 22/11/2016 Le Figaro
Perçue comme un acte simple, l’interruption volontaire de grossesse par médicaments s’accompagne de douleurs d’intensité variable qui peuvent être prévenues par des antalgiques.
Depuis son autorisation en 1990, la technique médicamenteuse est de plus en plus utilisée dans le cadre des interruptions volontaires de grossesse (IVG) (16% des 209.000 avortements pratiqués en France en 1992, mais 57% des 220.000 IVG en 2015). Réputée plus simple et plus rapide que son alternative chirurgicale (l’IVG par aspiration), l’IVG médicamenteuse est pourtant à l’origine d’une foule d’effets secondaires et, chez certaines femmes, de douleurs aiguës.
Afin d’en savoir plus sur ces douleurs peu étudiées, l’Inserm et le centre IVG Clotilde Vautier, à Nantes, ont mené l’enquête auprès de 453 femmes. «Cette étude est un appel à mieux prendre en compte la douleur lors de cet acte, qui concerne plus de 130.000 femmes en France, au même titre que toute pratique médicale», souligne le Dr Philippe David, gynécologue au centre IVG Clotilde Vautier et initiateur de ce projet de recherche, porté par la Fondation de l’Avenir.