Le congé du proche «aidant» officialisé
Les salariés qui aident un proche malade, âgé ou handicapé, pourront bénéficier dès le 1er janvier 2017 du «congé proche aidant».
Faciliter la vie de ceux qui accompagnent des proches malades ou âgés. C'était l'objectif d'une mesure de la loi relative à l'adaptation de la société au vieillissement (ASV). C'est aujourd'hui chose faite, avec la publication dimanche au Journal Officiel du décret officialisant le «congé proche aidant». Un vrai enjeu de société alors qu'en France, 8,3 millions de personnes (membres de la famille, amis, conjoints...) soutiennent et accompagnent au quotidien un proche en perte d'autonomie.
Grâce à ce congé, sans solde, d'une durée de trois mois, renouvelable une fois, les salariés pourront prétendre à une meilleure «articulation entre la vie professionnelle et la vie personnelle et familiale», selon les termes du décret d'application. Modification du précédent «congé de soutien familial», le «congé proche aidant» élargit notamment les bénéficiaires de ce type de congé aux aidants sans lien de parenté avec la personne qu'ils aident et aux aidants de personnes accueillies en établissement. En outre, il pourra être transformé en période d'activité à temps partiel, selon le décret, qui assouplit ses modalités d'utilisation en permettant son fractionnement.

«Avancée sociale majeure»
Cette nouvelle mesure vient compléter les actions mises en place par le Gouvernement depuis 2012 en faveur des proches aidants, avec notamment la revalorisation ponctuelle de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA). Destinée à couvrir en partie les dépenses liées à la perte d'autonomie des personnes âgées d'au moins 60 ans, l'APA est versée par les départements aux personnes vivant à domicile ou en établissement. Cette allocation permet même de salarier ses enfants, ses neveux ou nièces ou n'importe quel aidant familial. Dans ce cas, la personne employée bénéficie de l'ensemble des droits sociaux attachés à la qualité de salarié (sécurité sociale, congés payés notamment). En revanche, ce recours au salariat ne peut pas concerner le conjoint (époux(se), partenaire de PACS ou concubin[e]).