Une étude publiée hier révèle que plus d’un quart des élèves de quinze ans dans les pays de l’OCDE ont un faible niveau scolaire. Une situation qui s’aggrave en France depuis une dizaine d’années.


Plus d’un quart des ados en échec scolaire ? 

C’est le constat inquiétant dressé mercredi par un nouveau rapport publié par l’OCDE et centré sur les élèves « les plus faibles ».
Basée sur l’enquête Pisa 2012, qui évalue le niveau des jeunes de quinze ans dans 64 pays en maths, compréhension écrite et sciences, cette étude révèle que treize millions d’entre eux (28 %) sont « peu performants » dans au moins une de ces matières.
En clair, ils sont tout juste capables de lire sommairement un graphique mais échouent à résoudre des problèmes plus complexes.

Une situation qui stagne. Entre 2002 et 2012, « peu de pays ont enregistré des progrès » chez ces élèves de faible niveau, remarque l’OCDE.
La France, elle, se distingue par ses mauvais résultats. Entre 2003 et 2012, le taux d’élèves « peu performants » a fortement augmenté. 
 En maths, il a grimpé de 6 points sur la période (22 % d’élèves de quinze ans, soit 165 000 jeunes) contre seulement 0,7 point pour le reste de l’OCDE. Et en compréhension de l’écrit, ce taux a progressé de 4 points (19 %) alors que, dans le même temps, il reculait de 1,7 point ailleurs… La France rejoint ainsi le ventre mou de l’OCDE, mais est désormais en retrait par rapport aux pays les plus développés.
L'Humanité