En s’éloignant des stéréotypes de la wonder women, adulée par notre société mais au bord de l’effondrement, la femme au foyer qui se pose un moment au cœur de sa famille, tout en reprenant goût à la vie et à sa liberté, chasse peut-être au loin sa misère intérieure.




Quête du bonheur et misère intérieure
« Qui suis-je au-delà du reflet de la société à laquelle je m’identifie ? Quand la quête du bonheur ne mène qu’à la misère intérieure, voilà la question qu’il convient de se poser. L’être humain croit souvent se connaître, mais il ne cesse de s’identifier aux nombreuses étiquettes qu’il se colle à longueur de vie, enfouissant tout ce qu’il a de vivant, son essence, sous une épaisse couche d’apparences et de conventions.
Lorsqu’il croit se regarder dans un miroir, lorsqu’il croit se reconnaître, il n’observe qu’une enveloppe, un déguisement, un cumul de couches successives lui conférant l’aspect uniforme d’une momie embaumée. Comment s’étonner alors que l’être humain dit « moderne » sombre dans ces multiples maladies psychiques qui n’existent tout simplement pas chez les peuples dits « primitifs », comme les aborigènes par exemple ? La misère humaine n’est pas toujours celle que nous croyons observer. Notre pauvreté intérieure est sans doute bien plus dramatique que la pauvreté matérielle.