Place de la République, nouvelle zone de non-droit.



Des groupes mobiles et violents de militants issus de Nuit debout ont chassé mercredi soir «les veilleurs» qui souhaitaient se réunir place de la République à Paris. L'un d'entre eux a été hospitalisé à la suite d'un coup porté à la tempe.
Finalement, «les veilleurs» se replient vers l'Assemblée nationale, là où leur mouvement était né trois ans plus tôt. Invité par ces derniers, le vice-président de la CFTC, Joseph Thouvenel, peut s'exprimer dans le calme. Le syndicaliste porte sur l'oeil la marque d'un coup reçu en s'interposant dans les violences. «Le problème, c'est que ces gens fassent régner la terreur en toute impunité dans la capitale. Ces pratiques relèvent d'un véritable fascisme rouge. Et place de la République, on est en train de recréer une cour des miracles, c'est-à-dire une zone de non-droit en plein Paris.» 
Chez les «veilleurs», l'expérience laisse un goût tout aussi amer. «Vu comme on a été accueillis, ça me fait très peur pour la suite», explique Charles. «Si même le dialogue devient impossible entre deux franges de la population, on va vers de grands périls.»


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