Mon coup de gueule!


Enfant poignardé à Vénissieux: pour le maire, « ce drame illustre l’état de notre société »


«Ce drame illustre l'état de notre société, son délitement, ses manques de repères qui conduisent à la violence. Nous sommes de plus en plus confrontés à un climat dégradé qui rejaillit dans nos écoles (…)
Nous devons protéger notre jeunesse, sortir des tabous, des silences, briser l’omerta, et permettre aux enfants d’alerter, de se confier ; et de fait de se sentir en sécurité, entourés de référents responsables.», a déclaré Michèle Picard, dans un communiqué.
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Très bien dit, Madame le Maire, les enfants doivent se confier, mais à qui ? Qui les connait ?
10 ans et 12 ans ! Des enfants, de jeunes enfants. Racketeur et racketé, agresseur et victime.
Faut-ils qu’ils soient seuls ces enfants pour agir de la sorte, sans que personne ne se soit rendu compte de la souffrance de l’un et de la méchanceté de l’autre.
A 10 ans se faire justice soi-même, ne pouvoir compter sur personne, comment cela est-il possible ?
Triste réalité.  Où sont les parents ? La maman, le connait-elle son enfant, ne voit-elle pas sa souffrance, sa peur dans son regard ? Le voit-elle seulement, son garçon ?
Et l’autre maman, est-elle si loin de son fils qu’elle ne peut même pas réaliser le mal qui est en lui  et qu’elle doit combattre ?

La connaissance de son enfant commence au berceau et se poursuit chaque jour. Pas besoin d’être diplômé de ceci ou de cela. Il suffit d’être là, d’éduquer, de cajoler, de gronder : tout ce qui fait l’amour bien compris.
Cela n’a pas besoin de mots grandiloquent, juste de temps, de patience, de volonté et de tendresse… et puis aussi de l’aide et de la connivence du père.

Les mamans qui voient leurs enfants rentrer de l’école le savent bien. A ce moment-là précisément, leur amour attentif et la confiance réciproque patiemment construite, leur permet de tout deviner, de tout comprendre et d’avoir les mots qu’il faut. Mais il faut être là, chaque jour, chaque semaine, toute l’année, toutes ces années !  

C’est un choix.
Ne me dites pas que ce n’est pas possible, bien sûr qu’il est difficile, bien sûr qu’il y a des exceptions mais vous,  ce choix honnêtement vous l’avez ou non ? 
Et vos filles, vos petites filles, elles l'ont, ou non?
Brigitte Jacquelin
Présidente de l’Union Nationale des Femmes Actives et Foyer