Ceci explique peut-être cela?

Plus de Femmes au Foyer et moins de divorces?

"Leurs grands-mères doivent se retourner dans leurs tombes. Les jeunes femmes de la « génération y » déçoivent leurs aînées féministes qui se battaient pour travailler hors de la maison. Plus diplômées que leurs mères et grands-mères, elles ne sont pas prêtes à rogner leur vie personnelle sous prétexte de carrière professionnelle.
On pourrait penser que la crise modère leurs désirs. Et bien non ! Elles ont conscience de la précarité des postes en entreprises et protègent leur équilibre de vie, comme celui de leur famille. Les sociologues et les médias étudient le phénomène, la presse féminine se désole. Finie l’époque où les superwomen faisaient rêver, jonglant entre la crèche et le bureau. La réalité est là, trop de jeunes mères d’aujourd’hui ont souffert petites de rentrer dans des maisons vides ou de croiser le soir une mère frôlant le burn out, incapable de les écouter. Et puis, elles font aussi leur compte et mesurent ce que coûtent ces heures à l’extérieur quand les enfants sont petits, tant d’un point de vue financier qu’éducatif.
Ce n’est pas pour autant que ces jeunes femmes renoncent totalement à la richesse d’une vie professionnelle, mais, dès qu’elles le peuvent, et sans complexe, elles négocient des temps partiels, planifient des séances de télé-travail ou prolongent un congé parental. Il aura fallu un peu de temps pour que les femmes trouvent un rapport plus ajusté au monde du travail. Il commence à s'installer."
Bénédicte Drouin