Excellent article du Point, signé Hélène Bonhomme et envoyé par Nathanaële

“Foyer” n'est pas un gros mot

Mépriser la mère au foyer, c'est mépriser cette “vie ordinaire des femmes”, tout ce chapitre de la vie des femmes qui s'écrit à l'intérieur de leur maison, et dont il est politiquement correct de ne pas parler, de peur de les asservir. C'est diviser les femmes en deux groupes : celles qui font le choix de la carrière (et d'une existence sociale) et celles qui font le choix du foyer (et d'une dévalorisation sociale). Or, je le crois, il n'y qu'une sorte de mère : celle dont le coeur ne sera plus jamais en mode “off” dès la naissance de son aîné et qui fera de son mieux avec les ressources qui sont à sa disposition.
Non, “foyer” n'est pas un gros mot. Selon la thèse d'Eugénie Bastié, c'est l'oppression de l'économisme qui amène nos semblables à mépriser l'éducation, qui plus est familiale, relevant à la fois de l'acte gratuit, exigeant un don de soi, et de l'entreprise à long terme, qui suppose une épreuve de patience. Elle rapporte dans Adieu Mademoiselle les propos de Sylviane Agacinski, pourtant authentique féministe : “L'éducation des enfants est une des tâches les plus nobles et les plus nécessaires à l'humanité. Le souci des enfants a contribué à attacher les femmes à leur foyer. Est-il aussi artificiel et imposé qu'on veut bien le dire ? Il appartiendra aux femmes de répondre librement le jour où elles n'auront plus honte de revendiquer leur désir en ce domaine.”

  1. Fabuleuses au foyer : toutes les mères sont-elles...

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