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Le travail invisible: une énigme à mettre en lumière
Par Claire ArsenaultPublié le 03-04-2016 Modifié le 03-04-2016 à 17:56
mediaUne jeune femme aide sa fille à faire ses devoirs.Une seule journée dans l’année, le 3 avril, est consacrée au travail invisible. Même si cette journée est mondiale, c’est bien peu pour mettre en lumière cette notion, à première vue étrange, qui concerne pourtant des centaines de millions de personnes dans le monde et génère des milliards de dollars pas si virtuels que ça.
Le concept de travail invisible a été élaboré il y a une quarantaine d’années au Québec par une association féministe, l’Afeas (Association féminine d’éducation et d’action sociale). Il s’agit de faire apparaître dans l’espace public le travail non rémunéré accompli, le plus souvent, par les femmes dans leur famille, ainsi que le bénévolat en général. 
Invisible, mais indispensable 

Ces activités invisibles incluent les tâches ménagères, l’éducation des enfants, les soins aux personnes, tout autant que le travail effectué dans l’entreprise du conjoint. Dans les pays du tiers-monde, le travail invisible, essentiellement celui des femmes, englobe le transport de l’eau, la production agricole et artisanale liée à la survie de la famille.

On qualifie ce travail d’« invisible » parce que sa valeur est généralement ignorée dans les comptes nationaux par exemple le produit intérieur brut (PIB). En occultant cette contribution, cela permet ni vu, ni connu, de nier son importance.