L'école privée s'effare (enfin !) de la réforme du collège

Une autonomie en trompe-l'oeil, des options sacrifiées, des horaires amputés... L'enseignement privé découvre l'étendue des dégâts d'une réforme abominable.
Le privé, via l'association des parents d'élèves Unapel, a d'abord largement soutenu la réforme, suscitant le malaise chez certains parents.

Publié le | Le Point.fr 
Être catholique n'empêche pas d'être crétin : c'est ce que l'on est amené à penser quand on constate le revirement soudain des écoles privées sous contrat, obligées d'accompagner la réforme létale voulue par Najat Vallaud-Belkacem et sa directrice de l'enseignement scolaire, Florence Robine. Non seulement il y a réduction de l'offre, moins d'heures de cours au total (contrairement à ce que serinent ces dames depuis un an qu'elles ont lancé leur machine de guerre contre l'école de la République) ; non seulement les spécificités propres de l'enseignement privé, soutien aux élèves les plus faibles et accompagnement renforcé des meilleurs, seront désormais impossibles, sauf financement autonome – c'est-à-dire payé par les parents, vaches à lait d'un ministère qui préfère payer grassement les fournisseurs d'équipements informatiques inutiles et même contre-productifs ; mais encore l'autonomie qu'on leur a fait miroiter se révèle – comme nous n'avons pas cessé de le dire – une pure illusion.
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