Bravo ! à Marielle Tresarrieu, élue Présidente de la Fédération Européenne



Membre de la Faef (Union Nationale des Femmes Actives et Foyer - France) depuis 2011 et vice-présidente de la FEFAF (Fédération Européeenne) depuis 5 ans, j'en ai été élue présidente le 7 mars 2016.
Mariée, mère de quatre enfants et grand-mère de quatre tout jeunes petits-enfants, j'ai travaillé pour ma famille et comme assistante de marketing puis comme professeur de littérature française par périodes en France , au Kenya et au Japon. Par mes fille et belle-fille, je peux constater combien s'avère toujours difficile la vie d'une femme voulant réussir sa vie professionnelle et assurer présence et disponibilité efficaces pour sa famille.  
 
C'est pourquoi je suis convaincue que ce qui fonde la FEFAF répond à une demande réelle (quoique peu écoutée) des parents et particulièrement des jeunes femmes dans toute l'Europe. J'ai d'ailleurs été ravie de voir participer à l'AG de FEFAF un certain nombre de femmes dynamiques et responsables (et par Skype) avec une mention spéciale pour la Pologne représentée par plusieurs dont une jeune mère et son bébé nourrisson.
Par contre, à l'occasion de la fête des Femmes le 8 mars dernier, j'ai été choquée de voir valoriser comme conquête sociale par la plupart des média la volonté de généraliser le travail de toutes les femmes avec la contrainte de l'accomplir à l'imitation exclusive du modèle masculin nonobstant la double charge de travail qu'elles assument. Le féminisme qui promeut le genre neutre se fourvoie. Je soutiens les féministes qui promeuvent l'égalité des sexes et le droit de réaliser ses propres choix. Pour ma part, je pense que nous sommes à la fois une "espèce en danger" et un trésor pour la société présente et future: des parents qui travaillent gratuitement et sur qui repose le soin apporté à leurs enfants et parents en difficulté deviennent une denrée rare.

- Ce que nous pouvons faire au sein de la FEFAF.
Au cours des discussions lors de l'AG, il est apparu un consensus sur ces points :
Travailler sur la reconnaissance du "Travail Invisible" mais substantiel que réalisent les  parents prenant soin de leurs enfants, parents âgés ou handicapés. Il paraît cependant improbable dans les circonstances actuelles de pouvoir revendiquer plus que des droits à pension ce qui constituerait déjà un succès.
Travailler sur la question de rendre réellement possible le droit par les parents de choisir ou de travailler à la maison ou à l'extérieur ou bien conjointement ou successivement dans une flexibilité qui corresponde aux besoins actuels de notre société.
Marielle Trésarrieu , Présidente de la F.E.F.A.F. (Federation Européenne)