Ras-le bol du TOUT MAL FAIT ! Il est temps de BIEN FAIRE !
Lettre ouverte à toutes les femmes qui veulent tout faire et n’y arrivent pas ! (suite)

Elles sont où, alors les femmes, les mères ?

Elles se sont transformées en salariées, en profession libérale, en… Elles y passent du temps, beaucoup de temps. Normal, le patron compte sur elles, le client, le patient comptent sur elles. Et puis, la reconnaissance sociale et l’argent en dépendent.
Elles y sont au travail. Elles sont là, certes. Est-ce pour ça que le travail est fait, bien fait ?
Ah, eh bien je n’hésite pas à le dire, non. Pas forcément.

Quelques exemples entre 1000 autres : mon déménagement n’est arrivé que le lendemain du jour prévu (génial quand on n’a pas d’autre logement). Et quand il est arrivé, il manquait deux lits et les étagères d’une armoire. C’est facile aussi pour dormir et ranger !
Le laboratoire la semaine dernière n’a envoyé que la moitié des résultats des examens faits et puis d’ailleurs l’infirmière n’avait pris qu’une partie du prélèvement qu’elle aurait dû faire à notre fils.
Cela fait 10 fois que l’on essaye de régler les problèmes de sécurité sociale étudiante d’une de nos filles dont on n’arrive pas à avoir les remboursements. L’inscription a pourtant été faite dans les règles en début d’année.
Par ailleurs, combien de temps pour régler des erreurs de banque, de téléphone, d’électricité.
Cela va de la clé mal dupliquée aux habits tachés, troués, en passant par des carrelages mal posés…
Tous les domaines sont touchés, et l’on vous répond toujours sur un ton qui va de l’excuse à l’arrogance la plus poussée : "ce n’est pas ma faute, ce n’est pas ma faute, ce n’est pas ma faute."

Désolée de le dire mais beaucoup de femmes au travail ne font pas face. Leur esprit est encombré de tout ce qui n’est pas fait, mal fait, devrait être fait à la maison ou ailleurs et si leur personne est bien au travail, leur esprit n’y est pas. Elles font de la présence, elles font mal le travail.
Les hommes ne sont pas en reste, puisqu’on leur colle sur le dos de plus en plus de responsabilités familiales. Eux aussi sont partagés, eux aussi sont débordés eux aussi n’ont plus les moyens de faire consciencieusement ce qu’ils ont à faire.

Comment faire bien même quand on est là, si on a la tête encombrée des soucis, des regrets et des situations impossibles dans lesquels on s’est mis et on a mis les autres ?

A suivre…
Brigitte Jacquelin