Education positive, communication non violente et écoute bienveillante? Ne pas confondre autorité et autoritarisme!

Les féministes, d’une certaine façon, ont raison : les femmes souffrent, et il faut le dénoncer. Elles souffrent des excentricités de notre temps. 
Non contente de s’acharner sur la femme, notre époque persécute aussi insidieusement la mère. Avez-vous entendu parler de « l’éducation positive » ?

Les rayons des librairies sont envahis, les journaux féminins aussi. Il y a même des stages de formation. Selon Libération, l’éducation positive est devenue un dogme. C’est encore le site slate.fr qui en parle le mieux : « Il s’agirait d’une invitation à une parentalité joyeuse, qui verrait toujours le verre à moitié plein du chocolat chaud répandu sur le sol de la cuisine, des murs crayonnés au stylo indélébile, et des nuits passées à la moulinette des terreurs nocturnes ; et qui répondrait aux tracas du quotidien par une créativité sans faille conduisant à improviser un bain-repas, détourner en jeu le pénible rangement des 4 534 pièces du Lego, ou encore organiser un mini-tribunal pour régler cette fâcheuse histoire de morsure fraternelle intempestive. »
Ne jamais dire « J’en ai MARRRRREEE de ta chambre en pagaille » mais « Quand je vois le sol de ta chambre recouvert de jouets, je me sens contrariée et découragée parce que mon besoin d’ordre n’est pas satisfait, pourrait-on discuter afin de trouver une solution qui respecte ton besoin de jouer ? ».
Comment être contre l’« Éducation positive » qui pratique la « communication non violente », et l’ « écoute bienveillante » ? Qui se dirait apôtre de l’éducation négative, la communication violente, et l’écoute malveillante ? 
On voudrait que la famille soit un havre de paix, un cocon de coton. Un peu de douceur dans un monde de brutes. On préfère être maman Ghandi plutôt que papa Staline. Caroline Ingalls que Fol- coche. Forcément.


Pourtant, dans un récent article paru dans Le Figaro, la psychanalyste Claude Halmos jette un pavé dans la mare, que l’on pourrait résumer en une phrase : il est bon, en éducation, de sortir de ses gonds ! Selon elle, l’éducation positive confondrait « autorité et autoritarisme » :
 « Faire croire aux parents qu’ils pourraient éduquer sans conflit et devraient surtout réussir à faire abstraction d’eux-mêmes, à tout supporter, à n’avoir jamais un mot plus haut que l’autre et à rester zen en toutes circonstances est une absurdité. Une absurdité culpabilisante et dangereuse pour leurs enfants. Comment un enfant habitué à ce que ces parent supportent tout, pourrait-il comprendre qu’il ne peut, dans la vie, faire subir n’importe quoi à n’importe qui ? Le travail des parents n’est pas de faire vivre à leurs enfants une enfance qu’ils pensent de rêve. Il est de les aider à acquérir, ce qui leur permettra, devenus grands, de vivre heureux. »
Gabrielle Cluzel