Quand les médias viennent prendre place dans la vie des enfants de 0 à 3 ans

 Les deux premières motivations des parents, face à l’usage de l’ensemble des écrans pour les tout-petits.
La première motivation, c’est le fait que la télévision est un moyen d’occuper et de distraire les petits : les images électroniques les attirent, captent leur regard et les maintiennent devant l’écran. Rares sont les parents d’enfants de moins de 1 an qui ont invoqué ce moyen, mais à partir de 1 an, c’est un outil que les parents utilisent pour placer l’enfant devant, et faire autre chose, ou les occuper les jours de pluie. Une mère déclare que Sebastian (9 mois) aime regarder Tchoupi et que : « Ça le scotche bien ».
Selon les contextes, c’est une occupation qui sera proposée plus ou moins fréquemment.

La seconde motivation, complémentaire de la première, elle aussi fréquemment invoquée, c’est celle de l’usage de la télé- vision comme d’"un sédatif". Les enfants, dès l’âge de un an, un an et demi, ont beaucoup d’énergie, et ne dorment pas beaucoup dans la journée. Il vient des moments où ils s’énervent, où ils sont fatigués. S’il y a des frères et sœurs, c’est le moment des disputes, le dessin animé permet d’apaiser les tensions, de porter leur attention ailleurs, de les « hypnotiser ». La télévision leur permet de se reposer, de « se poser », sans se coucher, de faire une sorte de sieste éveillée. C’est à ce titre qu’elle est souvent utilisée en fin de journée. Ce type d’usage peut conduire à des utilisations extensives de la télévision. Romain se réveille avec Robocar Poli, en prenant son biberon, « sinon il fait une crise », « il ne se calme que s’il a le DVD ». Le soir, il s’endort « à force de regarder la télévision ». Cela peut durer 1heure et demi, peut-être 2 heures. Sa mère a acheté 4 DVD du même héros de dessin animé, et cela lui permet de « tenir 2 heures ». A la crèche, la mère sait qu’il est turbulent, et qu’il fait des crises.

Extraits de l'étude UNAF. Envoyé par Marie Christine, notre déléguée à l'UNAF (Union Nationale des Associations familiales)