En attendant le 8 mars et "la journée de la femme"

Le Monde Economique fourbit ses armes. Ce sont ses journalistes qui le disent.
Il faut croire que leur théorie a du mal à s’imposer !

Extraits: « A quelques jours du 8 mars et de la désormais traditionnelle Journée internationale des droits des femmes, il nous faut affûter nos arguments !
 Ne serait-ce que pour réconforter celles d'entre nous qui continuent de culpabiliser en allant travailler. Rares seraient les femmes qui font ce choix d'un coeur léger.
Une majorité - 51 % aux Etatsunis, selon le centre de recherche américain Pew Research - continue de penser que leurs enfants se porteraient mieux si leur mère renonçait à toute activité professionnelle.
Voilà donc une nouvelle étude qui vient à point nommé pour les rassurer. «Les femmes, dont les mères travaillaient quand elles étaient enfants, ont plus de chance de trouver du travail, d'avoir des postes à responsabilité. Elles gagnent, en moyenne, plus que celles dont les mères étaient femmes au foyer à plein-temps* », assurent Kathleen L McGinn, professeure de gestion des entreprises à la prestigieuse Business School d'Harvard. »


«LES FEMMES, DONT LES MÈRES TRAVAILLAIENT QUAND ELLES ÉTAIENT ENFANTS, GAGNENT PLUS QUE CELLES DONT LES MÈRES ÉTAIENT FEMMES AU FOYER» (CATHLEEN L. MCGINN, MAYRARUIZ CASTRO ET ELIZABETH LONG LINGO chercheuses)

Ah la grande découverte! D’abord on aimerait en être sûre : ces chercheuses sont forcément juge et partie… et même si c’est vrai, il n’y a rien d’étonnant puisque ce n’est pas dans l’argent que les femmes au foyer (et leurs filles) cherchent le bonheur, mais justement et gratuitement dans leur plein épanouissement, au milieu de leur famille construite jour après jour.»

« Quant aux fils, ils ont pris l'habitude de mettre la main à la pâte à la maison » poursuit le journal "Le Monde". "Soit par obligation, par amour filial ou par respect pour leur mère.(C'est effectivement ce que nous apprenons à nos garçons.) Soit parce que leur père leur a également servi de modèle à suivre, quand lui-même prenait déjà sa part de travaux domestiques. Une situation encore malheureusement très rare, les études sur le sujet montrant la persistance de fortes inégalités dans le partage des tâches familiales !"

« Visiblement leur combat n’est pas encore gagné, et tant mieux. Ce n’est pas que je sois contre le partage des tâches, non, bien sûr mais à chacun selon ses goûts, ses capacités et ses compétences. Complémentarité et égalité n’ont jamais empêché personne de s’épauler et de se rendre service.» B.J.