Garder le cap des économies, c'est la condition pour que la France puisse «exprimer des choix souverains sans devoir le faire sous contrainte des marchés financiers ou aux conditions définies par les partenaires de la zone euro»



La nouvelle alerte de la Cour des comptes sur les dépenses publiques
Par Marie Visot  Publié le 12/01/2016 à 17:32

Le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, a appelé, mardi, à maîtriser les dépenses publiques, lors de l'audience solennelle de rentrée de l'institution

Pour Didier Migaud, les attentats en France ne doivent pas être un prétexte pour lâcher la bride sur les dépenses. Bien au contraire. «Les circonstances exceptionnelles que nous vivons ont révélé plus fortement encore qu'auparavant la nécessité pour notre pays de préserver sa capacité à anticiper les menaces et y faire face. » Car pour avoir les moyens de recruter des policiers, et leur donner davantage de moyens, tout comme à la justice, il faut avoir des marges de manœuvre financières.
Or la France n'en a plus depuis de nombreuses années, son déficit public étant bien trop élevé pour être davantage creusé.

(...)Mais encore faut-il que les dépenses qui sont faites soient efficaces. Didier Migaud a cité une nouvelle fois cette étude de l'OCDE qui montre que la France est dans le peloton de tête des dépenses mais à la traîne sur les résultats. «Cessons de lier dépense publique et efficacité de l'action publique, ou encore niveau de dépense publique et croissance. Si tel était le cas, la France serait championne ou vice-championne du monde!», a-t-il lâché. 

En d'autres termes, l'action et l'argent publics doivent aller de pair avec «la vérification des résultats obtenus».
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