Si le sexe masculin, à la ressemblance des étamines des fleurs, est fait pour semer la graine, le sexe féminin, comme le pistil, est fait pour la recevoir.
Tous deux ne peuvent se compléter qu’au moment où, sous la poussée de la sève qui le gonfle par l’afflux du désir, le sexe masculin se durcit et se tend.

La vieille et splendide image « ils ne feront qu’une seule chair » s’impose à l’esprit lorsqu’on évoque l’acte merveilleux d’amour qui réunit l’homme et la femme, et ne fait plus d’eux, pour quelques instants fugaces, qu’un seul être.

Une ancienne légende raconte qu’un dieu oriental, au tout début du monde, coupa en deux par le milieu une multitude d’oranges, et les dispersa d’un souffle à travers la terre. Comme elles touchaient le sol, chaque moitié de la même orange devenait homme ou femme. Depuis, les fruits coupés se cherchent désespérément à travers le temps et l’espace.
Et lorsqu’un amour est heureux, c’est que les deux moitiés d’orange se sont retrouvées, et reconnues.

Elles s’adaptent alors si étroitement l’une à l’autre, que le fruit unique est reconstitué.
Au moment de l’acte d’amour, le sexe de l’homme et celui de la femme, se complètent, à l’image renversée l’un de l’autre,
    comme épée et fourreau,
    comme tenon et mortaise,
    comme la clé à la serrure pour laquelle elle a été forgée.
Lui et elle connaîtront alors ensemble, à condition d’avoir l’un envers l’autre beaucoup d’attentions, de patience et d’amour, une sensation qui les comblera tous les deux, de plénitude vaste et sereine, un plaisir partagé irremplaçable, qu’on appelle « l’orgasme » et qui, chez deux êtres amoureux, va bien au-delà de la simple réaction physique.

C’est la récompense de leur tendresse et de leur estime mutuelle.
Car il n’est pas de véritable bonheur humain, qui puisse être le fruit de l’égoïsme, ou de la sécheresse du cœur.
(à suivre…)
Marie-Claude Monchaux

*Voir  les chapitres précédents : rubriques « La vérité sur l’amour pour les 12-15 ans.