Vivre et mourir - Chronique de Marie Dena


Etes-vous allés au cimetière, dimanche ? En ce jour de la Toussaint où les chrétiens fêtent tous les Saints et honorent leurs morts, il faisait un temps radieux dans le petit bourg de Bretagne où nous sommes allés nous recueillir. Les tombes, magnifiquement fleuries éclataient des couleurs de superbes chrysanthèmes.
Leurs morts étaient comme un pont dans les familles rassemblées, entre ces personnes qui ont vécu ensemble, se sont aimées et que la vie et les années ont éloignées.
Frères et sœurs, cousins, et puis tous les autres côtoyés un moment et ensuite perdus de vue, ils étaient là pour renouer avec un passé et des souvenirs, les armant même sans le savoir, pour arpenter l’avenir.

Les morts, les vivants et ceux qui ne sont pas encore nés… Qu’est-ce que notre vie s’il n’y a pas un avant et un après ? Que sommes-nous si nous ne pouvons pas nous appuyer sur ceux qui nous précèdent, et établir ceux qui nous suivent.

Qu’on le réalise ou non, nous sommes ou avons été le plus beau joyau de nos parents.
Mettre au monde un enfant reste et restera toujours l'oeuvre la plus magnifique, la plus extraordinaire et en même temps la plus simple qui soit.
Les choses n’ont pas d’esprit, même les plus perfectionnées. Il manque aux robots de savoir aimer…  Et une âme aux animaux. 

Nous, nous sommes capables d’aimer et de donner la vie, d’engendrer des êtres  dotés d’un corps, d’une âme et d’un esprit.
Et nos enfants, semblables à nous et en même temps complètement différents,  auront chacun leur propre parcours, leur propre rôle à jouer.

 Donner naissance à celui, à celle qui devra nous dépasser pour faire grandir le monde… et l’accompagner.
Qu’y a-t-il de plus grand que ça ?

Comme l’homme et la femme sont immenses lorsqu’ils s’entendent !

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