Les astuces pratiques pour ne pas être débordée et prendre le temps pour son enfant? (2)


« Tu dois être drôlement organisée ! »
Voilà la phrase que j’ai sans doute le plus souvent entendue  lorsqu’on me parlait de notre famille.
Eh bien en fait, non, je ne suis pas bien organisée, il y a simplement des impératifs auxquels nous nous sommes tenus mon mari et moi. Les exceptions ne faisant que confirmer la règle, bien sûr.

Ces règles touchent beaucoup aux horaires et aux lieux. Pour les horaires il n’est pas question d’une heure fixe à la minute près, mais du moment où on dit : « à table, au lit, le goûter est fini, il faut travailler, debout… »,  il faut obéir. Tout de suite.
Si on est ferme, les enfants comprennent vite et l’habitude devient une aide précieuse.
De la même façon, on ne peut pas rentrer n’importe comment dans la chambre des parents, et le salon n’est ni une salle de jeu, ni un hall de gare. Les enfants y sont les bienvenus mais ne peuvent pas se l’annexer. Il doit rester rangé et accueillant pour tous.
En y réfléchissant et d’une certaine façon, je pense que ce n’est pas moi qui suis organisée, c’est la vie de famille qui est organisée, et je m’y plie, comme mon mari et les enfants.

Savoir dire OUI, savoir dire NON est d’une importance capitale. Aussi bien vis-à-vis des enfants, des amis ou de la famille. Posez-vous et prenez le temps de la réflexion :
Est-ce bien, est-ce utile ?
Est-ce que je suis capable de le faire ?
Est-ce que j’ai le temps de le faire ? 
Est-ce prioritaire ?
Et puis est-ce que j’ai envie de le faire? mais cette question-là est plus incertaine car ce n’est pas forcément parce qu’on n’a pas envie de faire quelque chose que cela ne doit pas être fait!
Par exemple, ayant arrêté moi-même de travailler pour m'occuper à plein temps de la famille, je dis non à la personne qui cherche auprès de moi, d’un air condescendant, un dépannage auprès de ses enfants pour filer travailler,et  je dis oui à celle qui est malade, qui attend un bébé ou qui souhaite partir juste à deux, en WE avec son mari.

Aider et se faire aider. Ce va et vient incessant avec le mari,  la famille, avec les amis aussi, donne à la vie une dimension autre, plus grande et plus facile. L’expérimenter peut-être difficile au début à cause de notre  égoïsme : « j’en fais déjà bien assez ! », ou de notre orgueil : « moi tout seul ! ». C’est en fait le mélange des deux qui permet un heureux équilibre.
En ce qui me concerne, je ne pouvais pas supporter qu’on m’aide, mais je trouvais beaucoup de satisfaction à aider? C’est alors que j’attendais notre sixième enfant, que mon mari a été muté et est parti travailler dans une autre province. Tout allait encore à peu près jusqu’au jour où…je me suis cassé le pied. Là, fini, le  "moi tout seul », ne tient plus et au moment où j'allais m'effondrer, j’ai vu frapper à la porte toutes les amies que j’avais aidé, heureuses et soulagées de pouvoir me rendre la pareille. Vous ne pouvez pas imaginer comme je me suis fait chouchouter et ce que j’ai découvert de la vraie entre-aide.

Pour finir et certainement contrairement à ce que vous croyez, pour ne pas être débordée, ayez plusieurs enfants.
Bien sûr, vous aurez plus de linge à laver et à repasser, bien sûr les courses seront plus importantes, mais les choses deviennent incroyablement faciles.
Les enfants jouent ensemble, tout le temps, partout. Plus question d'ennui, ils n'ont même plus besoin d'être sans cesse avec vous.

L’exemple des aînés est un mode d’emploi parfaitement adapté aux plus jeunes qui n’ont plus qu’à regarder et copier ce qui s’est déjà passé avant eux.
De même que les règles des aînés seront automatiquement suivies et acceptées par les plus jeunes.
Quant aux plus grands,  sous le regard des petits, ils prendront leurs responsabilités de faire et de bien faire. 

Bien sûr il vous reste à montrer l’exemple, à accompagner pour que chacun reste dans les rails, et à expliquer pourquoi.
Brigitte Jacquelin
Article pour: Mamanvogue