Un garçon et une fille, même très jeunes, peuvent s’aimer profondément. Cela arrive. Il existe des unions heureuses construites sur des amours de jeunesse. Mais trop souvent, les adolescents confondent le trouble et l’attirance avec un amour véritable :
Ils flirtent
Et c’est un dialogue inégal.

Lui et elle ne flirtent pas pour les mêmes raisons.
Pour l’un comme pour l’autre, cependant, il y a bien  souvent un point commun : le flirt représente (consciemment ? inconsciemment ?) un moyen de « s’affirmer » dans ce monde d’adulte au seuil duquel ils se trouvent, et où ils ne se sentent pas encore à leur place. Mais ensuite…

Les garçons dans le flirt, éprouvent très vite l’émoi violent d’une sexualité impétueuse. Pour lui,  c’est d’abord ce trouble  qui accélère son cœur, et va jusqu’à le faire trembler comme s’il avait froid.
Et il recherche cet émoi.

Alors que la fille, plus sentimentale, poursuivra plutôt ses rêves éveillés, une épaule où appuyer sa tête, et l’espoir romantique d’un amour qui durerait éternellement, et qui sera, peut-être, celui-là. Mais le piège des battements de cœur, de la gorge serrée, la guette aussi, lorsqu’elle est dans les bras du garçon.

Cette sensation de soif, ces coups sourds dans la poitrine, c’est cela, le désir physique.
Tous les adolescents qui se lancent dans le flirt doivent le savoir. Ils doivent savoir que cette attirance peut devenir très forte, et les attirer loin, quelquefois bien plus loin qu’ils ne devraient aller encore.
Marie-Claude Monchaux
*Voir  les chapitres précédents : rubriques « La vérité sur l’amour pour les 12-15 ans.
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Il est parfois difficile d’aborder certains sujets avec ses enfants, en particulier quand il s’agit d’éducation affective et sexuelle. Les Associations familiales catholiques (AFC), en partenariat avec Le Cler amour et famille, volent au secours des parents désemparés avec une série de sept vidéos vivantes et humoristiques – de moins de cinq minutes chacune –, intitulée « Lucas et Léa, le cours de la vie » et disponible sur YouTube.

 Mon corps, c’est moi,  A partir des questions de pudeur et d’intimité, cette séquence est orientée vers la prévention pour aider l’enfant à comprendre que « son corps, c’est lui » et que personne n’a de droits sur lui.