Baisse de la natalité en France


S’il s’agissait du PIB, cette baisse d’environ 3 % serait partout commentée sur un ton alarmiste. 

Les chiffres démographiques suscitent bien moins d’agitation médiatique, mais ils n’en sont pas moins importants pour autant.
Certes, à court terme nous ne ressentirons guère d’effets en matière d’emploi ou de niveau de vie.

Mais il en va des naissances comme des décisions d’investissement à long terme, par exemple celles de nouvelles infrastructures : c’est l’avenir de notre pays qui est en jeu, car les nouveau-nés d’aujourd’hui sont les écoliers de demain, les lycéens d’après-demain, les étudiants de 2035 et finalement les moteurs de l’économie des décennies 2040 à 2080. 

Diminuer l’investissement dans la jeunesse, que ce soit quantitativement (naissances) ou qualitativement (affaiblissement actuel du niveau de formation générale et professionnelle), c’est aller dans la mauvaise direction.

Jacques Bichot
                                                  ********************* 9 novembre 2015