"Petit guide de la femme au foyer... et du bonheur de vivre."


Chapitre VII
Le petit enfant (suite)
De 3 à 6 ans

L’âge des « pourquoi » ?

Vers 3 ans votre enfant commence à poser des questions sur tout et sur rien. Il découvre le monde et cela le passionne. Tout l’intéresse, il est curieux de tout, il veut tout comprendre. Il part à la découverte du monde et c’est bien.

Profitez-en pour lui apprendre les mots justes et enrichir son vocabulaire. Cela reste valable tout au long de son éducation. Pouvoir exprimer sa pensée, ses émotions ou ses idées lui permettra toute sa vie d’aller vers les autres, de se faire entendre et surtout de se faire comprendre.
Oui, mais parfois les sujets abordés par les enfants déroutent. Les questions sont souvent imprévisibles et désarçonnent. Que faire ? Le mieux est d’essayer de donner une réponse la plus exacte et simple possible. Tourner autour du pot et répondre à côté ne sont pas des solutions, mais il faut tenir compte de son âge. Les précisions viendront plus tard, chaque chose en son temps.
Soyez spontanée et sincère dans vos explications, vous établirez ainsi un lien de confiance avec votre enfant. 
Ça va mieux en le disant : En vous posant des questions, votre enfant vous teste aussi. Il cherche à savoir si vous êtes  aussi infaillibles et puissants qu'il l'imagine. Ne culpabilisez pas si vous ne savez pas répondre, dites-lui que vous allez vous renseigner ou orientez-le vers une autre personne, son père bien sûr et d’autres. Cela lui montrera que vous accordez de l'importance à ses questions, et que la curiosité n'est pas un vilain défaut. 
 N'hésitez pas à le féliciter pour son génie et son imagination, cela ne pourra être que bénéfique pour lui plus tard !
L’âge des pourquoi est passionnant et … usant, mais tellement riche pour l’enfant.
Il est facile de voir que ceux qui n’ont pas pu poser leurs questions ou à qui on n’a pas répondu, outre le fait qu’ils ont une culture moins riche et qu’ils deviennent moins curieux et ouverts,  perdent le goût et l’habitude de poser des questions et gardent pour eux toutes leurs interrogations. Attention ! A l’adolescence ce manque les marquera cruellement, et la confiance avec les parents n’ayant pas été établie, ils se débattront seuls avec leurs « pourquoi existentiels », ou ils se tourneront vers d’autres, voire vers n’importe qui.

Magique : les « pourquoi » sont fatigants, surtout que l’enfant peut poser longtemps la même question. N’ayez pas peur de conclure de temps en temps par un : «  c’est comme ça ! ». Vous faites déjà pour le mieux.
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