Histoire de la France pour les enfants –IIIème Partie : Le temps des rois (du 15ème au 18ème siècle)*


Le monde urbain au 17ème siècle.

Le cadre.
L’aspect des villes a peu changé depuis le Moyen Age.
On trouve toujours à l’intérieur des remparts, les édifices religieux et les édifices publics, des maisons simples et de belles demeures, des échoppes, des boutiques et des jardins.
Les rues sont toujours aussi étroites et tortueuses, un ruisseau central sert toujours d’égoût, l’approvisionnement en eau reste difficile et le manque d’hygiène est toujours aussi évident.
Cependant, certaines grandes villes s’agrandissent et s’embellissent.
Il en est ainsi pour Paris, Bordeaux, Nantes, Lyon.
L’activité des marchés intérieurs facilite le développement de villes plus modestes.

Les habitants.
Ils se répartissent en catégories très diverses.
Des petites gens.
Des artisans qui exercent des métiers de la ville ; métiers de l’alimentation, fabrication d’objets usuels. Ils gagnent plus ou moins bien leur vie suivant qu’ils sont maîtres ou compagnons, c’est-à-dire ouvriers. Ceux-ci travaillent douze à quatorze heures par jour pour un maigre salaire.
De multiples vendeurs ambulants qui offrent de l’eau, du lait, des poissons, du vin, des fruits, du bois, des œufs, des gâteaux… et mettent une grande animation dans les rues.
Des domestiques, nombreux, employés dans les riches maisons des nobles et des bourgeois.
Une classe moyenne instruite et travailleuse.
Des bourgeois commerçants, médecins, avocats, juges, percepteurs d’impôts…
Une classe riche.
La Haute bourgeoisie, très instruite qui comprend les gros négociants du commerce maritime, les gros industriels (usines textiles et métallurgiques), les financiers.
Ils vivent à l’aise à la ville dans de belles maisons et possèdent, de plus en plus, des domaines agricoles.
La Haute noblesse s’y fait construire, dans les villes également, de somptueuses demeures dans des quartiers élégants. C’est le temps des salons. Lorsqu’elle ne vit pas à la Cour, la noblesse s’y retrouve, y organise des réceptions, des bals, des repas ; on y discute de sciences, d’art, de littérature ; c’est là que s’élabore la mode et que les idées nouvelles prennent corps.

Les mentalités évoluent.
Il était interdit aux nobles de se « mésallier », c’est-à-dire de se marier avec des roturiers. Or, à partir de 1660, les mariages entre gentilshommes et filles de riches roturiers se multiplient.
On commence lentement à passer d’une société basée sur la naissance à une société basée sur la richesse.
Rose Gralhon

*Retrouvez les chapitres précédents dans « libellés, à la rubrique : « Histoire de France pour nos enfants. »
                                                             **********************