Histoire de la France pour les enfants – IIIème Partie : Le temps des rois (du 15ème au 18ème siècle) suite...


Le monde rural au 17ème siècle.

La France est une nation de paysans.
A la fin du 17ème siècle, on trouve 19 millions de paysans, sur un total de 22 millions de Français. Comme au Moyen-Age la richesse du pays repose sur l’exploitation des terres.

Un grand nombre de petites exploitations.
Depuis le Moyen-Age, les domaines sont divisés en parcelles, les tenures. Chaque parcelle est louée à un paysan, fermier ou métayer.
A force de travail, certains paysans sont arrivés à acheter au seigneur une partie de la terre qu’ils cultivaient.
Autre raison de morcellement, la vente de terres par les nobles à des bourgeois enrichis par le commerce ou l’industrie.
Les grands domaines, seuls, ont profité des améliorations de l’outillage et des méthodes de culture dont il a été question au 12ème siècle.

De faibles rendements.
Le manque de ressources et de moyens de transport oblige les paysans à produire tout ce dont ils ont besoin, même si leur terre ne s’y prête pas. Ils cultivent des céréales car le pain est la base de leur alimentation, quelques vignes pour avoir un peu de vin, du lin ou de chanvre pour pouvoir fabriquer la toile de leurs vêtements, un peu de fourrage pour leur bétail ; ils ajoutent à tout cela des pois, des fèves, des choux et des oignons pour compléter leur alimentation. Le pacage sur les terrains communaux (chaumes, friches, forêts) permet aux plus pauvre d’élever du bétail.
L’outillage a peu varié. Peu de paysans peuvent acheter la charrue à roues et à versoir connue depuis le 12ème siècle. Elle n’est vraiment utilisée que dans les grands domaines de la moitié Nord de la France.
On retrouve le système de la jachère introduit au 22ème siècle : un tiers des terres cultivées reste improductif.

Trop de charges pèsent sur les paysans.
Ils acquittent encore les droits féodaux. Au Moyen-Age chaque seigneur exerçait la justice sur ses domaines et en assurait la défense puisqu’il disposait de la force armée. Depuis que le pouvoir royal s’est affermi, les fonctions seigneuriales de justice et de défense ont disparu ; mais les paysans continuent à payer les droits féodaux  qui s’y rapportent.
De plus, l’impôt royal, la taille, est venu s’y ajouter.

Mêlés au monde rural :
Des nobles appauvris qui vivent chichement sur leurs terres peu étendues, peu productives. Pour subsister, ils vendent parfois des parcelles à de riches bourgeois.
Un curé dans chaque paroisse. Avec très peu de ressources, il vit aussi pauvrement que les paysans. Mais le curé est le seul homme instruit du village ; son rôle est important : le culte, les soins médicaux, l’état civil, le réconfort moral.
Les fêtes religieuses coupent la monotonie du travail des champs.

Rose Gralhon

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