Aimer la famille - La chronique de Marie Dena


Une amie me racontait qu’on lui avait demandé de participer sur France Inter à  l’émission « Un Jour en France ».
Pourquoi pas, et même avec plaisir!
A la journaliste qui lui posait quelques questions, elle répondait suivant ce que nous sommes à l’association : des femmes dont la priorité est d’aimer les enfants qu’elles ont mis au monde, de façon la plus responsable possible.  Elle expliquait que pour cela il fallait le temps de prendre soin de la famille, du conjoint et des enfants, pour une pleine réalisation de tous, y compris d’elle-même.
Elle précisait par ailleurs qu’à certaines périodes de la vie travailler était une nécessité pour les femmes. Il fallait que cette possibilité d’être femme au foyer ou de travailler de façon salariée soit effective pour toutes les femmes, plusieurs fois dans leur vie s’il le fallait, à tout moment et suivant les besoins de chaque famille.
Les choses paraissaient bien entendues par la journaliste très à l’écoute et qui paraissait comprendre cette position.

Par je ne sais quel avertissement inconscient, un peu plus tard, cette amie  demandait incidemment, par mail : « Et quel sera le titre de l’émission ? »
La réponse lui fut très rapidement donnée : « Etre femme au foyer, la honte ? » la journaliste ajoutait : « C’est un titre assez provoc mais pas à visée méprisante, rassurez-vous. »

Ah bon ? Assimiler cette période si belle, si importante pour le couple et les enfants, si courageuse aussi, à la honte fut-ce avec un point d’interrogation, alors là, non.
L’émission se passerait d’elle.

Je racontais à mon tour cette histoire et une petite jeune femme m’a dit très calmement : « Et votre amie ne leur a pas proposé le titre de la prochaine émission ? » 
Devant mon air étonné elle a dit : « Journalistes, connards ? et elle a ajouté, malicieuse, "C’est un titre assez provoc mais pas à visée méprisante, rassurez-vous. »

J’avoue que nous avons ri. Et un grand soulagement m’est venu. Les femmes au foyer,  mamans, épouses et heureuses de l’être n’ont pas dit leur dernier mot. La relève est assurée.

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