"L'histoire de la France pour les enfants: Moyen-Age : Les temps difficiles des 14è et 15è siècles."


Guerres et révoltes.
La guerre dite de Cent ans. La guerre est générale dans plusieurs pays d’Europe, mais plus particulièrement dans les deux pays les plus importants de l’époque : la France et l’Angleterre, depuis 1314.
Leurs rivalités vont durer une centaine d’années.
Il ne s’agit pas d’une lutte continue, ni étendue à tout le territoire, heureusement ! Des quantités de villages français ne virent jamais un soldat anglais : ceux du Centre, du Midi et de l’Est.
Aux endroits où elle avait lieu, la guerre était une calamité : en Normandie, en Picardie, en île de France, les ravages sont énormes.
Paris et de nombreuses villes connaissent sans cesse l’occupation, les révoltes, les sièges, la peste.
Les grandes foires sont abandonnées.
Une autre calamité, l’exode des populations : les paysans se sauvent à l’approche des soldats, qu’ils soient Anglais ou Français et vont s’abriter dans les villes fortifiées ; ce qui ne les met pas pour autant, à l’abri de la faim.
Les révoltes des paysans et des bourgeois. Paysans et ouvriers excédés par la misère se révoltent contre les seigneurs et les bourgeois qui les exploitent honteusement, les bourgeois, écrasés d’impôts se révoltent à leur tour.

Famines et épidémies.
Au 14ème siècle, la production agricole est insuffisante.
Les surfaces cultivables n’augmentent plus ; les grands défrichements sont terminés. Lorsque les récoltes sont mauvaises, elles ne suffisent plus à nourrir la population qui est importante.
C’est alors la disette et parfois la famine.
Une longue suite d’intempéries occasionne de mauvaises récoltes.
Une effroyable épidémie de peste ravage la population.

Apportée en 1347 par un bateau venu de Crimée, elle se propage rapidement en Europe et décime les populations de 1347 à 1350.
Après une accalmie, on va la voit réapparaitre, çà et là, tous les 10 à 15 ans.
« … Septembre 1418 : Cette épidémie était devenue si cruelle qu’il fallut… creuser dans les cimetières, de grandes fosses ; on mettait dans chacune 30 à 40 personnes, entassées comme du lard et saupoudrées d’un peu de terre par-dessus. » Journal d’un bourgeois de Paris.

La population diminue. Des terres sont abandonnées.
Des villages entiers disparaissent. La population européenne diminue d’un  tiers.
Un texte de 1364, à propos d’un lieu appartenant à l’Eglise Saint André de Bordeaux, le montre :
« Les tenanciers(exploitants des terres) sont morts et aucun de leurs héritiers, ni personne d’autre auxquels les maisons appartenaient… n’est venu, ni ne s’est présenté devant les seigneurs… et cela pendant l’espace de 20 ans et plus et les maisons ont été réduites à l’état d’emplacements déserts !... » Cité par Boutruche .

Les premières batailles sont désastreuses pour la France.
Les chevaliers français sont lourdement armés et habitués aux combats à la lance et à l’épée.
Les Français emploient des arbalètes, une arme nouvelle, plus meurtrière que les arcs, mais moins rapides et portant moins loin.
Dès la première bataille, les Anglais utilisent les bombardes (les premiers canons) ; ils font plus de bruit que de mal mais effraient les chevaux de l’armée française.
An 1360, le traité de Brétigny donne un tiers de la France aux Anglais.

Rose Gralhon
                                    ****************** 11 septembre 2015