La vérité sur l’amour – éducation sexuelle de 12 à 15 ans (3)


La petite fille en naissant possède déjà tous ses organes sexuels internes, mais ils ne fonctionnent pas encore, contrairement à son cœur, son foie, ses poumons, son cerveau, qui ont commencé leur travail indispensable alors même qu’elle n’a pas encore ouvert les yeux.
Désormais et c’est là le grand changement de l’adolescence, ses organes sexuels vont fonctionner              eux-aussi.
A l’intérieur des ovaires (ces deux petits sacs gros comme des amendes, qui se trouvent de part et d’autre de l’utérus) va mûrir, alternativement, chaque mois, un ovule.
                L’ovule, c’est un œuf.
               Mais si petit ! si petit ! Un grain de sable !
               L’ovule, une fois mûr, quitte l’ovaire : c’est l’ovulation (qui correspond à la ponte chez la femelle des oiseaux, des insectes et de certains poissons).
                Il passe dans la trompe. Puis dans l’utérus (l’utérus est un muscle creux, gros comme une pomme, aux parois très solides et très extensibles.) Si, au cours de ce trajet, l’ovule n’a pas rencontré la semence mâle capable de le féconder, il meurt en peu de temps (vingt-quatre heures environ) et disparaît.
                 Mais :
à l’intérieur de l’utérus, un nid se préparait pour cet œuf-là, depuis le début de son voyage, au cas où, fécondé, il aurait pu devenir un bébé, puisque c’est ainsi que l’être humain commence sa fantastique préhistoire : sous la forme d’une graine minuscule, à l’intérieur du corps de sa mère.
N’allons pas trop vite.
Pour l’instant, pas question de bébé.
L’ovule est évacué.
Le nid va se détruire
C’est un endroit très sûr, ce nid, à l’abri des chocs et de bien des accidents. La paroi interne de l’utérus s’était tout épaissie comme un capitonnage, pour permettre à l’œuf minuscule de s’implanter.
Quatorze jours après la disparition de l’ovule non fécondé, ce capiton, cette muqueuse, s’étoile comme un fin réseau de dentelle gonflée de sang, et n’ayant plus de raison d’être, s’échappe alors par le sexe, durant quatre ou cinq jours.
On dit désormais que la jeune fille est réglée.

Marie-Claude Monchaux

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