Histoire de la France pour nos enfants: Moyen-Age : A partir du XIème siècle, des inventions améliorent la vie des paysans.


L’outillage agricole s’améliore.
La faux commence à être utilisée pour les fenaisons. La faucille reste réservée à la moisson car elle évite une perte de grain.
Le fléau permet le battage des céréales en grange, remédiant ainsi à l’inconvénient des intempéries. Les granges deviennent de vastes bâtiments.
La charrue à roues tend à remplacer l’araire, surtout dans les régions de plaine.
De grandes charrettes facilitent les transports agricoles.

Une meilleure utilisation des bêtes de trait.
On n’avait jamais su atteler les chevaux correctement. Le collier de gorge les étranglait dès qu’ils avaient besoin de tirer plus de 500 kg. Avec le collier d’épaules la charge peut atteindre deux tonnes.
Les sabots des chevaux sont protégés de fers cloutés.
Un meilleur emploi de la traction animale permet des labours plus profonds, plus fréquents ; les surfaces labourées sont plus grandes pour un même temps de travail ; les terrains sont mieux débarrassés des racines qui les encombrent. Les rendements s’en ressentent.

Des moulins allègent la peine des hommes.
Le moulin à eau se généralise. Il sert à moudre le grain, à foulonner le drap, à fabriquer la bière, à transformer le chanvre. Il devient la machine à tout faire.
Il remplace la meule à bras familiale.
Le moulin à vent doit être orientable car le vent ne souffle pas toujours dans la même direction
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La production agricole s’accroît et la population augmente.
On irrigue les prairies pour augmenter la production de foin pour l’hiver ; le bétail est mieux nourri.
La culture de l’avoine nécessaire pour l’élevage des chevaux de combat, permet une meilleure répartition du travail: le blé se sème en hiver et l’avoine au printemps.
Le paysan obtient de meilleures conditions de travail. Les seigneurs ont besoin d’argent. Ils augmentent les surfaces cultivées en faisant défricher landes et lisières de forêts. Pour attirer les paysans sur ces nouvelles terres, ils réduisent les corvées et redevances, louent une partie de leurs réserves à des fermiers et affranchissent les serfs.
Peu à peu le paysan peut devenir un petit propriétaire.
Cependant, la grande majorité des paysans vit toujours pauvrement et reste à la merci d’intempéries prolongées qui entraînent la faim, le froid, la maladie, les épidémies.

Dans l’ensemble, grâce à une agriculture plus productive les hommes vivent mieux ; la population augmente. Des villages sont créés ; les villes se peuplent.

Rose Gralhon
                                                  ******************4 septembre 2015