Histoire de la France pour nos enfants - Moyen-Age: Pèlerinages et croisades


A partir de l’an 1 000 ; l’Eglise transforme les habitudes des seigneurs.
En leur imposant « la Paix de Dieu » qui réunissait certaines règles de morale : respect de la parole donnée, respect du droit d’asile dans les églises, protection des faibles, des orphelins et des veuves.
En leur imposant la « Trêve de Dieu » qui leur interdisait de se battre du mercredi soir au lundi matin, ce qui rendait les guerres privées moins destructrices.
En organisant des pèlerinages, afin de contenir leur turbulence.

Les principaux pèlerinages.
On prend l’habitude de se rendre dans les églises et monastères qui abritent le tombeau d’un saint ou quelques restes sacrés leur ayant appartenu.
On va s’y recueillir, confesser ses péchés, prier.
On se rend à pied vers la célèbre abbaye de Cluny, construite en 910, vers Vézelay, Conques, Notre Dame du Puy, Saint Martin de Tours, Rocamadour, et vers Saint –Jacques de Compostelle, l’un des plus importants pèlerinages.
Des itinéraires s’établissent. On y multiplie églises et monastères où pèlerins et marchands peuvent s’arrêter pour se restaurer, se reposer et passer la nuit.

Du XIème au XIIIème siècle, la grande aventure des croisades.
Le plus important des pèlerinages, celui de Jérusalem, entraîne les fidèles jusqu’en Palestine, afin de prier sur le tombeau de Jésus-Christ et dans le but de délivrer cette ville tombée aux mains des Turcs.
Pendant plus de 200 ans, les chrétiens de tous les milieux, du paysan jusqu’au roi, vont effectuer ces longs voyages vers l’Orient. Les chevaliers ne s’y risquent pas sans leurs armes ; ces pèlerinages deviennent des expéditions militaires. Les croisés bâtissent en Orient des forteresses importantes qui protègent les routes.
Le tombeau du Christ n’est pas délivré, mais une multitude de pèlerins se trouvent en contact avec d’autres hommes, d’autres climats, d’autres habitudes.

Les conséquences des croisades.
Les hommes prennent l’habitude de se déplacer.
Ils rapportent de leurs voyages : le goût des belles étoffes (mousselines, soieries), des objets précieux, des tapis, des tapisseries, etc…
Ils découvrent de nouvelles cultures : riz, coton, asperges, arbres fruitiers (abricotiers en particuliers).
Au contact de peuples qui ont une civilisation différente, ils apprennent de nouvelles techniques : fabrication du papier, usage de la boussole, bateaux à gouvernail, usage de la poudre à canon.

L’esprit est en éveil, de grands progrès s’en suivront.

Rose Gralhon
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