Histoire de la France pour les enfants –IIIème Partie : Le temps des rois (du 15ème au 18ème siècle)


Au 16è siècle, la France rénovée de François 1er.

Une France plus grande.
Le royaume de France est à peu près d’un seul tenant.
Il s’agrandira des trois évêchés : Metz, Toul et Verdun, grâce à Henri II, fils de François 1er, puis du royaume de Navarre un peu plus tard, grâce à Henri IV.

François 1er, roi autoritaire organise la vie de Cour.
Le pouvoir royal est renforcé par des transformations de la société.
La noblesse appauvrie par les guerres (pillages, rançons, domaines dévastés) est attirée par la cour afin d’y être surveillée.
Elle y vit des pensions octroyées par le roi ; les grands féodaux deviennent des « nobles privilégiés et oisifs » mais ne menacent plus le pouvoir royal.
La cour comprend : le roi, sa famille, une multitude de nobles, une armée de serviteurs, 10 à 15 000 personnes environ.
Dans la première moitié du 16è siècle, le roi n’a pas encore de résidence suffisamment vaste pour recevoir tant de monde ; aussi la Cour se déplace-t-elle de château en château, surtout parmi ceux qui viennent d’être construits sur les bords de la Loire : Amboise, Chenonceau, Blois, Chambord.
Chevaux, litières, charrettes transportent meubles, tapisseries et même la vaisselle.
A la fin du 16è siècle, la Cour s’installe dans le château du Louvre agrandi et dans celui des Tuileries.
Une petite noblesse vit, souvent modestement, sur ses terres, en province, sans ombrage pour le pouvoir.
Le haut clergé est nommé par le roi, donc soumis.
La haute bourgeoisie s’enrichit dans le commerce, l’industrie, les finances et habite des villes qui s’agrandissent et s’embellissent.
Pour alimenter le trésor royal, le roi vend très cher aux bourgeois des « offices » ; ils deviennent des sortes de fonctionnaires, tout dévoués au roi. Ils achètent aussi des seigneuries qui, bien souvent les  anoblissent.
Quant au sort de la masse populaire, il ne s’améliore guère.

La France est prospère.
Le commerce intérieur profite des activités portugaises et espagnoles.
Le réseau routier, bien développé depuis Louis XI, se modernise.
Le trafic fluvial à Paris en 1504 est le double de celui de 1475. Paris communique par l’Oise, avec Anvers et les Pays-Bas.
Les foires de Lyon et Genève prennent une grande importance.
A Marseille affluent les épices, les tissus et les objets précieux de l’Orient.
Les vins de Gascogne et le sel de Bretagne sont acheminés vers l’Angleterre et la Hollande.
Par Bordeaux, Nantes, Rouen, le sucre et les épices de Madère et des Canaries arrivent à Paris.

La richesse se concentre dans les familles bourgeoises qui ont osé toutes sortes d’entreprises.

Rose Gralhon
                                             ****************** 24 septembre 2015