"Le bonheur en famille" B. Janilec - Pourquoi un voyage en Grèce?


Vous avez été nombreux à suivre notre traversée de la Méditerranée et à vouloir en savoir plus, alors voilà:

Pour remercier nos aînés d’avoir accepté de faire du grec et d’aller ainsi dans un bon lycée, nous avons décidé Bernard et moi de répondre à l’invitation d’un ancien collègue Grec de mon mari et de passer quinze jours en famille dans son beau pays.

Les conditions sont géniales : nous pourrons profiter les cinq premiers jours d’une maison mise à notre disposition au bord du Golf de Corinthe, dans un endroit magnifique qui s’appelle la baie de Saint Nicolas. Le reste du temps, nous sillonnerons le Péloponnèse en voiture, avec deux tentes : une grande et une petite.
Nous avons prévu de rester trois ou quatre nuits dans chaque camping pour ne pas avoir à lever le camp trop souvent ce qui déstabiliserait les plus jeunes et serait l’occasion de beaucoup de temps perdu et de fatigue.

A part un échange de maison avec l’Irlande au début de notre mariage, c’est la première fois que nous quittons la France pour des vacances en famille. La seule aventure de ce genre que nous ayons déjà vécue, est une petite semaine passée dans le sud de la France, deux ans  plus tôt, pour  tester à la fois les capacités de notre "petit camion" neuf places à nous emmener au gré de nos fantaisies, et celle de la famille à s’entendre, pour réagir à des situations pas forcément simples.

Le test ayant été concluant, l’aventure nous est ouverte. Nos sept enfants sont en pleine forme. L’aînée a presque 17 ans, et la plus jeune  presque 5.
Lorsque nous débarquons en Grèce, à Patras, un petit port sur le golfe de Corinthe, nous venons de passer 20 heures dans un ferry pour un voyage qui a ressemblé pour nous à une vraie croisière de luxe. Nous avons eu beau faire tout à l’économie, les choses se sont passées de telle façon que cela nous a semblé un véritable rêve.
 Pour la famille toutes les conditions sont bonnes et Bernard laisse son usine en bon état de marche ce qui le rassure.  Il sait qu’elle sera prête à reprendre le travail après un mois de fermeture.
Son seul souci est de savoir comment se comportera notre « petit camion » et ses passagers sous le soleil implacable de la Grèce. Nous avons décidé en effet, par souci d’économie, de ne pas équiper notre voiture d’un climatiseur.

Comment faire en sorte que tous et les plus jeunes en particulier aient toujours suffisamment d’eau à boire ? Grave problème mais qui ne mérite pas que l’on se tracasse trop fort, pense-t-il, et il a raison tout va se mettre en place.
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