"Le bonheur en famille" Aventure en Grèce (IV)


(...) Avec les 5 jours de paradis au bord du golfe de Corinthe, les enfants, les plus jeunes en particulier, se sont bien acclimatés et habitués à se retrouver dans un monde complètement inconnu. Le périple itinérant  commence alors et l’ambiance est au beau fixe, même s’il fait très chaud : nous nous débrouillons toujours pour couper la journée par un ou deux bons bains dans l’eau presque chaude de la Méditerranée.

Nous avons conçu notre itinéraire de façon à visiter les sites fabuleux que possède cette terre, et qui intéressent autant les aînés que nous, mais en choisissant les campings le long de la côte pour pouvoir au lever et au coucher du soleil profiter des bienfaits de la plage, ce qui est indispensable pour les plus jeunes…et pour les autres aussi d’ailleurs.

Très vite les habitudes s’installent : Boum* (presque 17 ans) et Bobi (15 ans et demi), nos deux aînés, préparent avec Bernard les itinéraires de la journée suivante. C’est Boum qui fera le plus souvent la lecture du guide. Tout la passionne et sa curiosité est toujours en éveil. Noiraud est notre cameraman attitré, il est aussi le professeur de plongeon : il a beau y mettre tout son cœur, cela ne marche pas toujours. Pipo sa plus fidèle élève garde un souvenir cuisant de  magnifiques plats qui nous ont fait hurler de rire,… sans lui faire mal heureusement. Pouf et Pipo, justement, les petites filles, ne pensent que baignades, et si elles s’intéressent aux différentes visites et excursions, ce n’est que pour mieux glaner les informations sur les repas qui les intéressent de très près.

 Cela n’a rien de compliqué d’ailleurs : à midi le pique-nique du déjeuner est vite trouvé sur le marché du coin ; jambon, chips, tomates, concombres et melon font le principal. S’y ajoutent des oranges délicieuses, aux formes étonnantes et des yaourts, grecs bien sûr.

Le soir, par contre notre organisation a vite volé en éclat. Dès le premier dîner au camping, nous avons pu constater que le réchaud acheté d’occasion, n’avait même pas assez de gaz pour faire cuire notre première fournée de pâtes. Qu’à cela ne tienne, nous irons le soir nous refaire une santé sur le port le plus proche : les frites et les calamars qui seront notre dîner quotidien ne nous reviendront pas bien chers et feront plus exotiques.

Quant aux deux plus jeunes, nous leur découvrons comme aux autres une capacité d’adaptation époustouflante. Le moment le plus tendu pourrait être le montage de la grande et vieille tente lors de l’arrivée au camping ou même son démontage mais non, sous les ordres compétents de nos deux scouts Bobi et Noiraud, tout se passe au mieux pendant que Youpi (6 ans et demi) et Pitou (presque 5 ans), imperturbables au milieu du brouhaha et de l’agitation tapent le carton comme de vieux habitués des bistrots.

En repensant à ce premier voyage à l’étranger, je constate qu’il y a deux choses incontournables qu’il nous a appris à ne jamais oublier pour les plus jeunes: la peluche favorite des enfants et les différents  jeux de cartes. La peluche les rassure et les cartes ont toujours permis de détendre l’atmosphère ou de faire passer les temps morts.
Et des temps morts il y en a eu surtout quand nous avons constaté, même pas une semaine après notre arrivée, que la carte bancaire, sur laquelle nous comptions pour prendre de l’essence et payer les campings, était encore quasiment inutilisée dans ce pays,… et que nous arrivions au bout de notre argent liquide.
Mais c’est une autre histoire !

B. Janilec
*Chacun des enfants a pris le nom d'un des petits amis de Caroline dessinés par Pierre Probst
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