Histoire de la France pour nos enfants - Le Moyen-Age (chapitre 2)


La civilisation carolingienne

Charlemagne s’entoure d’hommes instruits.
Il fait venir auprès de lui les hommes les plus savants de  son époque. L’un d’eux, l’Anglais Alcuin, est son conseiller. Il organise l’enseignement et rédige des manuels scolaires.
Il fait ouvrir des écoles gratuites auprès des cathédrales et des monastères, dans son palais et dans un grand nombre de paroisses. Destinées surtout à former des clercs (gens d’Eglise) elles sont ouvertes à tous.

Les clercs sont des personnes importantes :
- ils donnent l’instruction dans les paroisses et monastères : leur nombre se multiplie grâce à la quantité d’écoles ouvertes.
- Ils multiplient les textes en les recopiant inlassablement.
Pour cela :
- Ils se déplacent entre les monastères pour se procurer des ouvrages d’auteurs anciens à recopier ;
- Ils inventent une nouvelle écriture, « la minuscule caroline » qui remplace l’illisible écriture échevelée des Mérovingiens.
Les manuscrits deviennent de vrais livres reliés ; ils commencent à s’orner  d’une décoration qui deviendra de plus en plus soignée, et même somptueuse.
- Ils aident les comtes et les seigneurs qui la plupart du temps ne savent ni lire ni écrire, dans les travaux administratifs ou pour tenir leurs comptes.

L’orfèvrerie connaît son apogée à l’époque carolingienne.
Des reliquaires, des objets de culte, des bijoux, des coupes, des reliures de livres mêlent l’or, l’ivoire, et les pierres précieuses.

De nouvelles constructions.
On commence à savoir beaucoup mieux tailler la pierre.
Des abbayes, des églises et des monastères nombreux ont été construits à cette époque. Mais la plupart seront remplacés aux siècles suivants par des édifices plus somptueux.
Rares sont donc les constructions carolingiennes que l’on peut encore admirer aujourd’hui. Ce sont :
- L’église de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, près de Nantes, 9ème siècle.
- La voûte de l’église de Saint Martin d’Angers.
- Une crypte dans l’église Saint Germain d’Auxerre.
- Une chapelle dans le monastère de l’île Saint-Honorat dans les Alpes-Maritimes et l’église de Germiny-les –prés.
Des fresques et des mosaïques décoraient les églises les plus riches. La mosaïque qui orne la voute de la chapelle de Germiny –les-Prés est encore visible.
Il ne reste rien des demeures seigneuriales construites à cette époque.
Rose Gralhon

                                                  ***********************  9 juillet 2015