Histoire de la France pour nos enfants


Le monde féodal
Le chevalier est un guerrier professionnel.

Son équipement
C’est un combattant à cheval.
Un vêtement de mailles de fer protège son corps, c’est le haubert, un capuchon de cuir enveloppe sa tête ; par-dessus il met le heaume en métal, muni d’un nasal ou recouvrant toute la tête ; un gantelet de fer protège sa main droite, des chausses métalliques protègent ses pieds. Il tient dans sa main gauche un grand bouclier, l’écu qui porte son emblème : les armoiries destinées à le faire reconnaître au combat.
Au XIIIème siècle, une housse, également à ses armoiries, le caparaçon recouvre entièrement le cheval.
Ainsi couvert de fer de la tête au pied, le chevalier est presque invulnérable.
Il faut à ses guerriers une race de chevaux robustes, les destriers, car équipement et armement arrivent à peser jusqu’à 80 kilos. Tombé à terre, le chevalier est incapable de se relever tout seul.
Pour que les cavaliers, aussi lourdement équipés puissent ainsi foncer les uns contre les autres et résister à la charge des lances adverses, ils doivent tenir solidement sur leurs chevaux.
Plusieurs innovations le leur permettent :
- ils sont assis sur une lourde selle relevée à l’avant et à l’arrière par les arçons (d’où le verbe désarçonner).
- Leurs pieds sont calés par des étriers
- Les sabots des chevaux sont ferrés.

Le seigneur consacre tout son temps à la guerre.
Son éducation commence très tôt : vers 12 ans il rentre comme page (ou damoiseau) au service d’un grand seigneur.
A quatorze ans il devient écuyer c’est-à-dire qu’il accompagne le seigneur à la guerre en portant son bouclier : l’écu.
Vers dix-huit ou vingt ans il est armé chevalier dans la cérémonie de l’adoubement, au cours de laquelle le seigneur lui remet ses armes et ses armoiries. Son épée, qu’il jure de mettre au service du bien est bénie par l’Eglise.
On remarque que l’instruction n’a pas de place dans cette éducation.
Son entrainement est permanent. La chasse et les tournois occupent les mois d’hiver et sont des simulacres de combats, le plus souvent aussi dangereux que les vrais.

Un état de guerre permanent
Le danger des invasions passé, la guerre est restée l’occupation constante des seigneurs.
A côté de la guerre nationale faite à l’appel du roi, les seigneurs se livrent bataille entre eux pour défendre leurs intérêts personnels : le plus souvent à propos de la possession d’une terre.
On défonce les murs des châteaux avec des grosses poutres, les bêliers ou d’énormes lance-pierres, les catapultes.
On pille les champs et les villages de l’ennemi, on brûle les récoltes, on coupe des arbres fruitiers, pour le priver de ressources.
Pour chaque engagement, on réunit une petite troupe d’une trentaine de chevaliers, qui parfaitement alignés chargent ensemble la ligne adverse au galop des lourds destriers.
On ne cherche pas forcément à tuer son adversaire ; on chercher plutôt à le faire prisonnier afin, non seulement de se procurer un riche butin (ses armes, ses chevaux), mais encore d’en tirer une bonne rançon.
Ces guerres occasionnent donc des dégâts considérables.

Rose Gralhon
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