Texte concours : "Bonne fête Maman"


Tout ce que j’aime

C’est l’été et une fois encore nous avons réussi à partir tous les 9 pour une semaine de vacances. Après une traversée mouvementée de la Manche, nous comptons découvrir la Cornouailles en profitant des sentiers côtiers et des auberges de jeunesses. Tous les jours nous partons pour une grande balade, le pique-nique sur le dos et le ciré à portée de mains.

Quand nous marchons comme ça, en famille, je suis en général la dernière. Je vais moins vite, nettement moins vite car je n’ai ni le souffle, ni l’entraînement des enfants. Bernard aussi est loin devant. Au début, cela les ennuyait un peu, moi aussi d’ailleurs. Et puis nous nous sommes rendu compte que cela ne servait à rien de me faire accélérer ou qu’eux ralentissent : nous en sortions tous bien plus fatigués.

Ils sont devant, je marche à mon rythme, et de temps à autre ils m’attendent. J’ai le super bâton de marche que Bernard m’a offert, de bonnes chaussures, je ne crains rien. Il arrive que l’un ou l’autre soit fatigué,…. de savoir que de toute manière, je suis derrière, lui permet de prendre pour une fois,  un rythme plus lent, sans gêner la progression de l’ensemble, ni devoir s’expliquer ou rendre des comptes. Et c’est bien.
En plus et cela ne n’arrange rien pour la vitesse générale, je prends des photos, plein de photos, ça aussi ça a paru étonnant au début. Que moi, qui suis derrière prenne le plus de photos est légèrement anormal, mais voilà, à la fin du voyage, quand on regarde les albums mes photos complètent bien l’ensemble. Elles sont un peu différentes, les personnages sont parfois de dos bien sûr et de toute manière il n’y a pas la même ambiance car nos enfants n’ont pas besoin de poser ou de faire des mines. Depuis toujours, je les prends sur le vif et ils y sont tellement habitués qu’ils n’y font même plus attention. Quant aux paysages les plus beaux ou les plus caractéristiques, j’ai toujours dans un coin de la tête l’envie d’en faire une ou deux aquarelles alors, je n’oublie sûrement pas de les immortaliser….

J’aime beaucoup marcher comme ça, en famille, plusieurs jours d’affilés.  Et quand je regarde au milieu de paysages somptueux ma famille, devant, à la queue leu leu sur les sentiers sauvages, je ne peux pas m’empêcher de remercier le ciel de m’avoir donné ce mari… et ce mari qui me donne tout ce bonheur : une bonne paire de chaussures de marche et un bâton parfaitement adapté, …un appareil de photo magique, une semaine de vacances, et 7 enfants merveilleux.

Il n’y a plus qu’à sourire en oubliant tout le reste, Mon Dieu que la vie est belle !

B. Janilec  -  "le bonheur en famille"
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