Histoire de la France pour nos enfants


La conquête de la Gaule

Les Romains s’installent en Gaule.
Après avoir repoussé les Helvètes, Jules César s’installe dans la cité de Bibracte, capitale des Eduens. Ses légions campent dans la plaine. A nouveau les Gaulois réclament son aide pour repousser des Germains qui ont franchi le Rhin et se sont installés dans la plaine d’Alsace. Les Germains sont rejetés au-delà du Rhin, mais César s’installe dans la région.
César est en Gaule, il n’en partira plus.
Dès avant 57 avant Jésus-Christ, il entreprend la conquête de toute la Gaule, en se servant adroitement des rivalités entre les tribus gauloises. Pendant un an, il met le Nord et l’Est de la Gaule à feu et à sang. Les peuples de ces régions sont rapidement soumis.

Les tribus gauloises se soulèvent. A l’automne 53 avant J.C, dans les montagnes du Massif Central, un jeune chef des Gaulois Arvernes, Vercingétorix, « vient de lever l’étendard de la révolte » aux cris de : « la liberté ou la mort » et rallie les tribus à sa cause. Les Carnutes se soulèvent à leur tour. C’est le signal d’un soulèvement général de toutes les tribus gauloises qui se rallient à Vercingétorix. Il n’a pas 25 ans. Il est beau comme on peut le constater sur les pièces d’or de l’époque ; mais c’est un chef très dur.

Le plan de Vercingétorix. Avant tout il faut priver les Romains de fourrage et de vivres et pour cela, détruire les réserves de chaque village sur le passage des légions. Il faut aussi détruire les villes où l’ennemi peut trouver abri, vivres et armes.
Les Gaulois acceptent ce plan, sauf la ville de Bourges qui passait pour la plus belle ville de Gaule. César l’apprend ; il l’assiège et s’en empare.
Vercingétorix se replie, avec ses troupes vers les Monts d’Auvergne, à Gergovie.

Une grande victoire gauloise, Gergovie. A Gergovie, une attaque surprise tourne rapidement au désastre pour César : les Romains sont submergés par les Gaulois.
Pour Vercingétorix, Gergovie est une grande victoire. Les Romains fuient vers le sud où ils tentent de se regrouper. Vercingétorix les poursuit. Mais César a pris le soin de recruter auparavant, un millier de cavaliers germains ; ceci le sauva.
Vercingétorix va se mettre à l’abri, avec 30 000 cavaliers, dans la forteresse d’Alésia, sur le Mont d’Auxois. César savait que prendre l’oppidum Alésia d’assaut était impossible ; il va donc l’assiéger.

Un désastre : Alésia. Il entoure Alésia d’une formidable ligne de fortifications infranchissables par les assiégés. Avant de se laisser enfermer, Vercingétorix envoie des messagers  chez tous les peuples de la Gaule pour demander une armée de secours. Pendant que l’armée de secours s’organise, César construit une deuxième ligne fortifiée, à cent mètres de la première et destinée à faire face à toute attaque venant de l’extérieur.
Lorsque l’armée de secours arrive un mois plus tard, elle bute sur la double ligne fortifiée. De plus son action n’est pas unifiée ; chaque armée gauloise n’obéit qu’à son propre chef.

La partie est perdue. Vercingétorix se rend à César qui le fait aussitôt enchaîner. Il l’emmène en captivité à Rome, le fait jeter dans une oubliette ; six ans plus tard, il sera étranglé.

La Gaule est entièrement soumise. Pendant quatre siècles, son histoire va se confondre avec celle de l’empire romain.
Rose Gralhon
                                                        *************