Etre parents c’est… un engagement qui épanouit



La nature est bien faite, si on était seul pour donner la vie à un enfant, on pourrait s’en croire véritablement l’auteur. Mais il faut être deux. Comme il n’est pas plus l’enfant de son père que celui de sa mère, il est plus facile de comprendre que l’enfant n’appartient qu’à lui-même. Simplement en le mettant au monde, ses parents ont une responsabilité vis-à-vis de lui. Ils ont le devoir de l’aimer, c'est-à-dire de tout faire pour son bien et cela en toute gratuité.

Donner la vie à un enfant, c’est une responsabilité plus belle et plus noble que toutes les autres. Et même quand c’est dur, c’est celle qui donne le plus de joie. Car donner vie à un enfant, c’est s’accomplir en tant qu’être humain. Chacun de nous a ce besoin de se projeter dans l’avenir à travers un autre, de rechercher son bonheur présent en ce qu’il y a de plus essentiel : la vie.
L’être humain est ainsi fait qu’il a toujours envie de recevoir, mais que son bonheur est de donner. C’est une contradiction, mais qui peut se vanter de n’être pas contradictoire ? Or rien n’est à la fois plus gratuit et plus gratifiant que d’élever son enfant. Il ne vous rendra pas toujours matériellement ce que vous avez fait pour lui. Il vous le rendra autrement et au centuple ! La preuve, sans lui vous ne seriez pas le même, sans lui vous ne seriez plus vous-même.

Un enfant est un don. Croyante ou non, la femme qui attend un enfant participe à la création. C’est une bénédiction avec tout ce que ce mot recèle de beau, de porteur d’avenir et en même temps de mystérieux. Car tout commence dans un élan d’amour et se traduit par un être tout neuf qui ne demande qu’une chose, qu’on l’aime.
En fait, être parents, c’est aimer, c’est vivre !

Comment peut-on l’oublier ?  Des éducateurs comme Jean-Marie Petitclerc, le Père Guy Gilbert, des pédiatres comme Aldo Naouri ou Edwige Antier et bien d’autres se penchant sur la question, à propos de l’explosion de la délinquance juvénile, posent la question : « Des jeunes mal élevées... par qui ? » La réponse est claire : ce problème n’est peut-être pas d’abord un problème du jeune, mais un problème de l’adulte qui ne sait plus éduquer, n’a plus le temps de le faire, et du coup ne connaît même plus l’enfant. Manque de communication, manque de crédibilité,  et à partir de là naît la peur et la violence.

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Je me suis beaucoup servi pour écrire ces réflexions sur l’éducation, d’un livre écrit il y a quelques années par un collectif de personnes sous la direction de Brigitte Astruc ancienne présidente de l’«association des femmes actives au foyer ». Ce livre dont le titre est « Les parents de Julie ou l’éducation par le bon sens » a été édité en 1993 par la maison de la Pédagogie
Brigitte Jacquelin -  Médiateur

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