Art contemporain: le grand Ras-le-bol (II)

de Laurent Dandrieu  octobre 2014
Impostures. Obscénité, invasion de l’espace public, nullité.
Hiver 2014, place Vendôme . Le provocateur professionnel Paul McCarthy a suscité l’indignation en cumulant trois des tares récurrentes de l’art contemporain : nullité artistique patente, monumentalité envahissante, monomanie pornographique. Giflé par un passant indigné lors de l’installation, “vandalisé” par deux inconnus qui ont dégonflé nuitamment son “oeuvre”, l’artiste a comme toujours crié à la persécution, accompagné par l’habituel chœur des pleureuses du sérail : mais on a surtout entendu monter, dans cette affaire, le vent du ras-le-bol vis-à-vis d’une imposture de plus en plus envahissante et de plus en plus pesante.

La réaction laisse à penser que, là comme ailleurs, le temps de la passivité est fini. Ulcérés par le mépris de pseudo-élites qui n’obéissent qu’à leurs caprices, les “vraies gens” ne sont plus disposés à continuer à subir indéfiniment tout et n’importe quoi.
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